Le Bénin traverse, sans le moindre doute, une période noire de son histoire politique et sociale. Blocage à l’Assemblée Nationale, non installation de conseils communaux, gestion par ordonnance, crise alimentaire, la liste des malheurs qui s’abattent sur ce petit pays en un laps de temps est comparable à l’ invasion des criquets dévastateurs des champs éthiopiens et malgaches. Cette situation est due à une poignée d’hommes voraces et égoïstes qui n’ont de maîtres que d’argent et de puissance. Ils ont prouvé de quoi ils étaient capables en orchestrant des fraudes savamment conçues lors des dernières élections et béatement avalisées par la Céna. N’eût été le travail de fonds qu’abat aujourd’hui la cour suprême, personne n’aura jamais une claire vision du hold up organisé à coup de milliards. Mais ils ne se sont pas arrêtés à ce niveau. Bien plus, ils ont pu prendre en otage tout l’appareil d’Etat en bloquant le parlement et en faisant chanter qui ils voulaient. Cette poignée d’hommes, disais-je, éhontée qui se réclament sans vergogne de la mouvance présidentielle, ne rate aucune occasion pour tirer à boulets rouges sur les intérêts du Bénin à l’intérieur comme à l’extérieur. Pas de patriotisme tant qu’il n’y a pas de gâteau à partager ! cette poignée d’hommes, plus que ceux à qui on pense en lisant ces écrits, regroupe bien entendu des proches du Chef de l’Etat, ses chantres et ses avatars qui ne pensent qu’à leur ventre, et leur prestige. Par des volutes d’encens et des cantiques à faire descendre le ciel sur la terre, ces hypocrites font avaler au Président des conneries, des superstitions et des contre vérités pour nuire à sa personne. Boni Yayi est ce Président que nous avons vu aux côtés des agriculteurs, des écureuils, de la mère et de l’enfant, dans l’eau avec les sinistrés. Pourquoi changerait-il du jour au lendemain ? Ces syncrétistes politiques qui sont en mission commandée et commanditée par des individus qui préfèrent voir le Chef de l’Etat échouer dans son combat pour l’émergence de ce Pays, abhorrent des airs de changistes pour mieux combattre le Changement. Ces tombeaux blanchis comme disait Jésus dans les Saintes Ecritures ne savent rien de la foi en Dieu qu’ils disent adorer. Cette foi qui tourne l’homme vers cet Autre Absolu et qui se traduit dans le comportement par le respect de l’autre et l’Amour du prochain, ne saurait œuvrer à l’immergence du pays comme c’est le cas actuellement.
Ce branle-bas de politiciens affamés qui entourent le Chef et chantent ses éloges panégyriques sont aussi vils que ceux qui ont tout au moins le courage de s’afficher au grand jour pour le critiquer maladroitement. Ce qu’ils veulent en vérité, ce n’est pas cette prospérité tonitruante du peuple qu’ils chantent grossièrement en reprenant le Chef de l’Etat. Mais c’est une portion du gâteau et l’argent de l’espionnage et de la traite. Ils vont au Président non pas avec la truelle pour bâtir le Bénin, mais avec l’écuelle au bout des bras pour se servir copieusement en attendant d’embrasser le ‘pauvre ‘ lors des joutes présidentielles de 2011 en disant : «ecce homo» voici l’homme. Non pas le sauveur, mais l’ennemi qu’il faut abattre. Boni Yayi doit donc faire très attention pour tuer cet élan hypocrite et ce pharisaïsme pernicieux qui broye l’émergence du Bénin. De grâce laissons les tombeaux blanchis en Judée et à Jérusalem avec Jésus pour sortir le Bénin du gouffre de la faim et du sous développement.
Ulrich Vital AHOTONDJI

