Qui veut aller loin ménage sa monture a-t-on coutume de dire. Et c’est ce que planifie certainement la grande famille des Cauris appelée Forces Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE). Samedi dernier, toutes les composantes de ce regroupement politique se sont retrouvées dans la salle rouge du Palais des Congrès à Cotonou pour réfléchir sur la redynamisation de leur formation. Selon l’honorable Janvier Yaouédéou, FCBE est fière des résultats des dernières élections municipales et l’est encore plus de ceux des législatives car a-t-il rappelé, FCBE y a pu totalisé à elle seule 35 députés et plus de 800 conseillers communaux avec des milliers de chefs de villages ou de quartiers de ville lors des consultations électorales d’avril 2008. Ceci grâce au dynamisme des jeunes, femmes et différents leaders politiques dont regorge la formation. Avant ces propos, l’honorable Yaouédéou a souligné que cette première rencontre permettra de débattre de la cherté de la vie et des questions touchant la vie politique du Pays. Dans les semaines à venir, ajoute l’honorable, les tâches prescrites dans la redynamisation de la famille Cauris seront entamées afin de resserrer les rangs pour doubler d’ici quelques années les résultats enregistrés lors des élections. Sont-ils députés FCBE, ministres du gouvernement, responsables de partis alliés, militants inconditionnels FCBE ou animateurs invétérés de la vie politique nationale ainsi que les acteurs du développement, personne n’a voulu se faire compter cet événement des grands jours. La salle a subitement déçu les organisateurs de cette rencontre puisqu’elle ne pouvait contenir la totalité des hôtes. A cette assemblée, le ministre d’Etat chargé du développement, de la prospective et de l’évaluation de l’action publique Pascal Irénée Koupaki et son homologue de l’économie et des finances Soulé Mana Lawani sans oublier le conseiller technique du chef de l’Etat au commerce et à l’industrie Soumanou Moudjaïdou ont repeint, à travers des communications et en guise de sensibilisation, les causes et conséquences de la crise alimentaire mondiale qui frappe le Bénin avant d’égrener le chapelet des efforts que fournissent le président Boni Yayi et son gouvernement pour épargner les béninois des méandres de cette crise que M. Soumanou Moudjaïdou appellera » la folie pétrolière « . Ensuite, l’ancien député Bernard Lani Davo, et l’honorable Chabi-Sika entretiendront le public sur l’intoxication politique et l’intoxication à l’international. A l’issue de cette rencontre et tenant compte de toutes les déclarations faites par les personnalités politiques présentes, il ressort que la grande famille Cauris ne veut nullement observer une vacance politique après les présidentielles de mars 2006, les législatives de mars 2007 et les municipales d’avril et mai 2008 avant de s’embarquer pour 2011 où se tiendront les élections présidentielles et législatives qui, cette fois-ci, obéiront au couplage. N’est-ce pas là une nouvelle déferlante verte qui est au début de sa préparation ?
Paul ODAH

