Après la rencontre houleuse du lundi dernier, le gouvernement représenté par le ministre des finances et de l’économie Soulé Mana Lawani, celui du travail et de la fonction publique Emmanuel Tiando et son homologue du commerce Grégoire Akoffodji, et les syndicats représentés par leurs secrétaires généraux se sont une fois encore retrouvés hier au centre international de conférence de Cotonou pour poursuivre les négociations. Mais malheureusement, les deux camp devront reprendre les discutions jeudi d’autant puisqu’ils ne s’accordent pas. En effet, huit points étaient inscrits à l’ordre du jour mais seulement trois ont été abordés. Les deux premiers à savoir, la hiérarchisation des salaires et le relèvement du SMIG ne pouvant être examinés qu’avec le Conseil National du Travail (CNT) composé du Gouvernement, des Syndicats et du Patronat, les deux parties ont décidé de passer au troisième point. Lequel point est relatif à la valorisation du point indiciaire. Là, le gouvernement refuse de franchir la barre des deux (02%) pourcent pendant que le camp d’en face exige de lui 25% en prenant en compte les 12% de l’année écoulée. Autrement dit, si les syndicalistes acceptaient, le point indiciaire serait porté à 14% contrairement au 25% qu’exigent les sociétaires de Gaston Azoua. Selon le ministre du travail et de la fonction publique Emmanuel Tiando, les circonstances actuelles ne permettent pas au gouvernement de répondre à cette exigence mais de l’autre côté, on apprend que les ministres présents à la rencontre promettent soumettre la question au conseil des ministres de ce mercredi afin qu’une solution en soit trouvée. Les syndicats quant à eux n’entendent même pas parler de la proposition du gouvernement à leur base au regard du coût actuel de la vie et le niveau auquel le gouvernement place la barre. Au cours des négociations, les deux parties ont décidé, sur demande du secrétaire général de la CSTB Gaston Azoua, d’observer une suspension de 15 pour ce concerter. A la reprise, rien n’a pu avancer. Finalement, les négociations ont été arrêtées pour être reprises le jeudi.
Comlan Paul ODAH


