2,7%, c’est le taux d’exécution du budget alloué au ministère de la justice six mois après son lancement officiel. Hier, le ministère de l’économie et des finances a eu une séance de travail avec les gestionnaires de crédits et les DPP des ministères et institutions de l’Etat pour se pencher sur les réelles causes de la lenteur dans l’exécution du budget de l’Etat. Au cours de cette rencontre, c’est le directeur général des domaines et droits indirects Arcadius Bertrand Codjia qui a fait le point de l’exécution du budget de l’Etat exercice 2008 de tous les ministères jusqu’au 30 juin dernier. Mais avant, la directrice de cabinet Mme Adidjatou Mathys représentant le ministre Soulé Mana Lawani de l’économie et des finances a précisé l’objectif de la séance qui selon elle vise à relever les obstacles qui entravent l’exécution normale des budgets et d’en trouver des solutions. Aussi cette séance permettra-t-elle de parvenir à l’amélioration des taux de dépenses globalement insuffisants. Pour elle, la signature tardive des projets d’arrêtés de création des régies et de nomination des régisseurs, le retard dans la production du rapport de performance et le retard dans le traitement des dossiers des marchés publics au niveau de la direction nationale des marchés publics sont entre autres facteurs qui empêchent la bonne exécution du budget. Au bilan, le ministère de l’agriculture vient en tête avec environ 37% d’exécution de son budget. Invitée à partager avec l’assistance les difficultés auxquelles son département est confronté dans l’exécution de son budget, la représentante du ministère de la justice a laissé entendre que le retard dans le montage des dossiers, d’appel d’offre, l’indisponibilité d’un régisseur et la non régulation des Ordres de Paiement (OP) sont les raisons qui sous-tendent les 2% enregistrés par le ministère. Globalement, le taux d’exécution du budget général de l’Etat exercice 2008 est de 25,9% contre 40% de prévu à la date du 30 juin 2008. Tous les ministères étaient présents à cette séance de travail sauf le ministère de la communication, ceux des mines, de la santé publique, de la culture et celui chargé des relations avec les institutions.
Comlan Paul ODAH



la non consommation du budget alloué au fonctionnement d’un département ministeriel est un véritable indicateur de contre perfommance. L’on ne comprend pas pourquoi, les ministères ne consomment pas les budgets qu’ils ont eux-memes soutenus. le paradoxe est qu’à la fin de l’année, ils passent des marchés qui ne repondent à aucune orthodoxie financiere.