« La crise alimentaire que traverse le Bénin n’est pas imputable au gouvernement du docteur Boni Yayi », a déclaré l’ancien député Maxime Houédjissin hier sur le plateau de Golfe Télévision. Invité sur l’émission « Face à la Nation », il a balayé du revers de la main les arguments avancés par certains pour faire porter au gouvernement en place la responsabilité de la crise qui secoue actuellement les pays du monde entier. A ses mots, les efforts fournis par le gouvernement béninois sont à saluer car la crise a ses causes exogènes et si le Bénin devrait tôt ou tard accepter la vérité des prix préconisée par le gouvernement pour les finances publiques en formes. Parlant de la crise parlementaire, l’honorable Maxime Houédjissin s’est indigné du comportement piteux adopté par les actuels locataires du Palais des Gouverneurs. Pour lui, il s’agit du chantage. Car, dans son interrogation, il s’est demandé si ces députés ont un mandat national ou local ? « Sont-ils élus pour les dix neuf conseils communaux non installés ou pour la nation toute entière ? » se demande le député. Dans ce contexte, le député a un mandat national et doit se préoccuper de tout ce qui se passe dans tout le pays et non choisir de défendre uniquement certaines localités contre l’avancée dangereuse de la mer. Le paradoxe est que des députés élus à Cotonou ont battu campagne avec pour principal argument, la lutte contre l’érosion côtière. Mais une fois élus, ils se désolidarisent du peuple en refusant de ratifier l’accord de prêt de financement de l’ordre de 15 milliards de nos francs que le président Boni Yayi s’est taché de décrocher pour la cause. Ceci sous couvert du fallacieux argument de la non installation des conseils communaux. A en croire Maxime Houédjissin, il y a pourtant vice dans la procédure de blocage des activités au parlement. En réalité, les députés doivent d’abord interpeller le gouvernement sur la non installation des conseils communaux. S’ils ne sont pas satisfaits des réponses apportées par le gouvernement, ils créent une commission d’enquête et poursuivre leur démarche jusqu’à satisfaction sans toute fois bloquer les activités parlementaires. C’est ainsi que fonctionnent tous les parlements modernes, a fait remarquer le député. Ce qui l’a amené à se demander si le parlement béninois répond enfin à ce critère au regard de la situation qui y prévaut actuellement. En conclusion, Maxime Houédjissin a affirmé que le comportement des honorables députés est purement malhonnête et relève du chantage. Pour inactivité parlementaire, Maxime Houédjissin demande au ministre des fiances et de l’économie de décompter les salaires. Selon l’invité, cette non installation des conseils communaux est en partie imputable à la Cena de Pascal Todjinou qu’il invite tout simplement à un débat contradictoire au regard de la catastrophe qu’elle a causée. En un mot, il faut repenser la Cena car, à cette allure, elle présage de mauvaise augure pour les prochaines élections.
Comlan Paul ODAH



je trouve parfaitement raisonnable les propos de l’honorable Maxime Houédjissin,et je pense qu’il rejoint mon point de vue ultérieurement émis c’est vraiment du chantage qui se fait actuellement au palais des gouverneurs, les députés n’ ont qu’à mettre de l’eau dans leur vin et repenser positivement au développement de notre pays en s’attaquant aux sujet pouvant contribuer à son émergence laisser de côté les intérêts de partis politiques et s’interesser à ceux du développement de la nation qui est une indivisible par conséquent mérite d’être sauvée en cette période de crise alimentaire pour que revive l’espoir dans le coeur des béninois et que soient limiter les dégats sociaux.