Le blocage du parlement par les députés de la cinquième législature a suscité des mécontentements au sein des populations. Dans un vox populi, ils ont exprimé leur ras le bol.
Yvonne Cakpo, enseignante
« Moi, je regrette avoir voté pour les Soglo. Car aujourd’hui, ils empêchent le pays de fonctionner en bloquant le parlement. Voyez, la mer est en train d’emporter ma maison, mais parce que les intérêts de ce groupuscule priment sur ceux de la nation toute entière, ils ont préféré laisser les vagues nous engloutir. C’est ça la politique ? C’est la méchanceté tout court»
Edmond Noukpo, juriste
« On n’a pas envoyé les députés à l’assemblée pour bloquer le pays. A cause de leurs intérêts personnels et égoïstes, ils ralentissent le développement du Bénin. Ils refusent d’écouter la voix des sans voix, qui ironie du sort les a envoyés au parlement pour porter sa voix. Mais, la foire parlementaire a pris le dessus sur leur cahier de charge»
Josué Agbahougba, commercial
« Quand des bandits vont se réfugier à l’Assemblée, il y a de quoi s’inquiéter. C’est la preuve de ce qui se passe actuellement au parlement où des députés refusent de ratifier l’accord de financement pour la construction de digues en vue de lutter contre l’érosion côtière qui commence à ravager nos cotes »
Eudes Amoussou, Etudiant
« C’est vrai dommage que des députés qu’on s’est choisi prennent le peuple en otage. Je dirai que c’est triste. Il s’agi d’une trahison, une haute trahison qu’il urge de punir avec la dernière rigueur. »
Isabelle Agboton, Educatrice à la retraite
« Ce que moi je voudrais vous demander à vous journalistes, c’est de savoir si c’est la destitution de Nago qui arrêtera l’avancée de la mer. Au lieu de ratifier l’accord de prêt de financement contre l’érosion côtière, ils se mélangent dans de conneries. »
Jean Michel Akpamboli, transitaire
« Ces gens là méritent un lynchage. On les attend au carrefour de 2011. Surtout les Soglo, on verra. Si ce n’est pas l’erreur des gens de Yayi, ils n’auront rien à Cotonou. Mais, on verra bien »
Propos receuillis par R. Boko

Les apatrides ont voulu prendre une fois encore le pays en otage. Mais le peuple est souverain et reste souverain. Car, ces cancres mal inspirés ne pourront lui empecher de gouter aux fruits de ses efforts.