Les 16 et 17 juillet dernier, l’administration publique était paralysée par un mouvement de grève déclenché par les centrales syndicales pour demander des mesures urgentes pouvant les soulager des effets qu’engendre la crise alimentaire. Un appel à la grève suivi qui amène à comprendre sauf erreur, que la politique de la chaise vide adoptée par les responsables syndicaux lors du récent forum sur la cherté de la vie organisée par le gouvernement, faisait partie d’un plan rigide de perturbation du fonctionnement de l’administration, préalablement mis au point par les centrales et que rien au monde ne pourrait remettre en cause. En ce moment où le Bénin à l’instar des autres nations du monde, subit de pleins fouets les conséquences fâcheuses et désastreuses de la crise économique et alimentaire, seuls l’union, le sacrifice et le goût du travail bien fait doivent être les maîtres mots de tous les citoyens du monde. Si les grandes nations du monde peuvent compter sur leurs industries ou leurs ressources minières, le Bénin en revanche ne devra compter sur rien, si ce n’est sur le travail inlassable de ses fils. Mais c’est tout à fait le contraire qu’on observe depuis. Des syndicalistes beaucoup plus à l’aise à demander des augmentations salariales qu’à travailler, dressent les travailleurs contre l’Etat occasionnant ainsi d’énormes manques à gagner. Cette facilité d’aller en grève sans chercher à négocier, sans faire de propositions concrètes, et, sans chercher aussi à faire des concessions ne saurait être objectivement justifiée. A moins qu’on ne soit des marionnettes d’un lobby invisible composé de gens assoiffés du pouvoir et décidés à rendre le pays ingérable à ceux qui en ont actuellement la charge. Cette attitude va-t-en guerre des syndicalistes ne peut empêcher les interrogations sur ses réelles motivations. S’ils ont le droit d’aller en grève tout le monde a aussi le droit de penser ce qu’il veut de ce qui les poussent dans les rues et à déserter leurs postes de travail. Ne sont-ils pas simplement manipulés ?
Dieu-donné KATAKOULA
