Une fois encore les parlementaires béninois ont boycotté les travaux à l’Assemblée. Convoqués pour une session extraordinaire afin de rattraper les trois mois d’inactivité perdus sur fonds de tension politique, les honorables députés à l’Assemblée ont relégué au second rang l’intérêt du peuple dont ils sont les représentants. Malgré la crise alimentaire que traverse le pays, ces honorables s’ils le méritent encore, continuent de se moquer du peuple béninois, sous couvert d’arguments creux, falots, pompeux et pamphlétaires oubliant le rôle qui est le leur ; contrôler l’action du gouvernement et légiférer. Aujourd’hui tout porte à croire que les parlementaires béninois sont plus préoccupés par la sauvegarde des intérêts personnels égoïstes que ceux de leurs électeurs et pis celui du développement de la nation. Sinon, comment comprendre que face à la mer qui avance avec célérité sur les populations riveraines et à la crise alimentaire qui menace tout le monde, ces soit-disant députés refusent de ratifier cet important accord de prêts de financement de la lutte contre l’érosion côtière ? Cette attitude injustifiée et incompréhensible des députés béninois commencent à agacer les populations qui regrettent déjà de leurs avoir accordé leurs suffrages. Pourtant ils continuent de toucher allègrement leurs primes et salaires. N’est ce pas là une trahison qui mérite un châtiment ? Loin d’être une livraison des députés à la vindicte populaire, on ne peut s’empêcher une telle interrogation si tant est que les faits sont là et têtus. A voir de prêt, on se demande si ces députés qui sont en grève comme les travailleurs (visiblement manipulés par Azoua et ses godillots) ne sont pas les artisans tapis dans l’ombre de la fronde sociale qui s’entretient actuellement. Si cet important projet de protection de la côte en venait à ne pas bénéficier de ce financement à cause des conneries de ces néophytes politiques incapables de distinguer l’intérêt personnel de celui collectif et vital, c’est à cœur joie que les populations les recevront devant les ‘’gatchatcha’’(tribunal populaire) pour leur demander des comptes. Espérons simplement qu’ils n’oseront pas franchir le rubicond. Wait end see.
Dieu-donné KATAKOULA
