Mesures à court terme à effets immédiats
Mesures d’urgence, notamment fiscales, visant à :
• contenir la hausse des prix,
• préserver le pouvoir d’achat des populations,
• développer l’offre de produits.
Mesures fiscales
• Homologation des prix pour une dizaine de produits ;
• Renonciation aux recettes d’impôts et taxes et subventions ;
• Importation de ciment ;
• Appui au secteur de l’électricité : 59 milliards de FCFA.
Mesures visant à développer à court terme l’offre de produits agricoles :
• Programme d’Urgence d’Appui à la Sécurité Alimentaire (PUASA) ;
• Projet d’Appui aux Jeunes Entrepreneurs Agricoles ;
• Programme d’acquisition d’intrants spécifiques pour les produits vivriers.
Mesures à moyen et long terme
Renouveau économique des Orientations stratégiques de développement assuré par cinq pôles prioritaires de développement, dont deux liés à l’agriculture :
1. Transport, Services logistiques et Commerce, visant à faire du Bénin à l’horizon 2015, une plateforme de services logistiques et d’exportation et vers 2025, un hub régional de négoce et de services à valeur ajoutée ;
2. Coton-Textile ;
3. Agro-alimentaire ;
4. Tourisme, Culture et Artisanat ;
5. BTP et Matériaux de construction, incluant le Bois.
Plan Stratégique de Relance du Secteur Agricole
• examiné par le Gouvernement en juin 2008 et validation prévue juillet 2008 ;
• Recherche de financement à entreprendre.
Diversification économique pour préparer l’émergence économique avec le secteur privé
• Réformes structurelles à accélérer,
• Réglementation,
• Promotion économique, notamment promotion des entreprises et fiscalité de développement,
• Stratégies sectorielles : énergie, mines, santé, éducation, micro finance, etc.
• Réforme administrative : renforcement chaîne PPBS.
Perspectives
Anticipation appropriée
• Atténuation des effets de la crise par les mesures budgétaires d’urgence ayant limité l’impact social de l’inflation ;
• Mesures visant à améliorer l’offre de produits agricoles sont incontournables.
Cependant, coût budgétaire élevé et non soutenable à terme
• Impact budgétaire près de 90 milliards de FCFA pour ensemble des mesures (2007 et premier semestre 2008) ;
• Risque de déséquilibre du cadre macroéconomique.
• Mesures budgétaires non soutenables à terme.
Politique de vérité des prix
Arbitrage indispensable entre la subvention à la consommation (non viable à terme) et l’accompagnement de la production, base de l’émergence économique.
Nécessité de rechercher des mesures adaptées préservant la stabilité du cadre macroéconomique et conciliant les contraintes d’une politique de vérité des prix avec la préservation du pouvoir d’achat des travailleurs, en soutien à certains secteurs sociaux.
CONCLUSION
Comment gérer les changements majeurs de l’économie mondiale sans compromettre le futur au plan économique, budgétaire, social et politique ?
Risques liés à la non intégration des données de l’économie mondiale dans la définition de la politique économique du Gouvernement :
Déficit budgétaire non soutenable,
Arriérés de paiement,
Difficultés de trésorerie des entreprises,
Risques d’apparition de créances bancaires gelées,
Dégradation de l’environnement des affaires,
Perte de croissance.
Ajustement économique et budgétaire à engager par nous-mêmes pour maintenir les perspectives économiques favorables.
Changement d’échelle des niveaux de prix des biens importés,
Politique d’accompagnement social du Gouvernement,
Sans spirale salaires-prix,
Défi économique, budgétaire et financier à relever par tous, pour préserver le pouvoir d’achat.

