Le Bénin traverse actuellement une période de crise qui ne lui garantit nullement un développement. Après trois mois d’inactivité, les honorables députés continuent de paralyser le parlement envers et contre les intérêts du peuple dont ils sont représentants. L’appareil d’Etat est bloqué, la crise alimentaire s’est installée et le Bénin se doit de gérer cette double crise qui sans doute l’enfoncera si rien n’est fait. Et comme le ventre affamé n’a point d’oreille, la crise sociopolitique que traverse le Bénin pourrait être le début de son enfer et la ruine de son peuple si les différentes composantes de la nation ne se soutiennent mutuellement. Malheureusement, les politiciens dansent encore sur le volcan oubliant les préoccupations des populations. Lundi, les responsables syndicaux ainsi que les leaders politiques ont adopté en lieu et place de la politique de gouvernance concertée, celle de la chaise vide lorsqu’ils furent invités au forum national organisé pour réfléchir sur la gestion de la cherté de la vie au Bénin. Celui qui a faim n’étant pas un homme libre, le gouvernement, la société civile, les partis politiques et le qu’en-dira-t-on béninois doivent opter pour la voix du dialogue afin de trouver une solution consensuelle à la double crise qui frappe le pays et penser enfin à son développement. La paix n’est pas un mot mais un comportement. Raison pour laquelle les leaders béninois doivent faire de sa sauvegarde leur priorité pour un Bénin véritablement émergent. Taire donc les querelles politiques participera grandement de la réalisation de ce projet cher aux béninois.
Paul ODAH
