
« Les recettes sont essentiellement d’ordre fiscal puisqu’elles représentent environ 90% des ressources internes du Bénin. Cependant, malgré leur amélioration suite aux différentes mesures d’élargissement de l’assiette fiscale et des mesures de meilleure gouvernance, un essoufflement de l’économie nationale s’observe. Aussi les dépenses sociales ont-elles toujours constitué une priorité par rapport à la part qu’elles occupent dans les dépenses totales. Cette situation pour un pays comme le Bénin qui a opté pour la voie de l’émergence mérite d’être révisée pour être conforme aux grands axes de la Stratégie de Croissance pour la Réduction de la Pauvreté et contribuer à l’amélioration sensible des conditions de vie des populations sur des bases durables. Aussi, devient-il nécessaire de changer les critères d’affectation des ressources nationales et de réorienter leur affectation vers les secteurs productifs pour plus de richesses. » Ainsi se résume la conclusion tirée par le ministre des finances et de l’économie Soulé Mana Lawani invité a faire une communication sur l’évolution de la situation des Finances Publiques béninoises de 2005 à 2008, lundi dernier à l’occasion de journée de concertation sur la gestion de la cherté de la vie au Bénin. Dans son allocution, le président de la République, le docteur Boni Yayi a souligné l’importance de la rencontre dans une situation de crise aussi puante que traverse le pays. A ses mots, le gouvernement béninois est actuellement comparable à une armée au front avec zéro munition en main. Pour le ministre des finances et de l’économie, la situation de crise alimentaire que traverse le Bénin n’est plus soutenable par les finances publiques et c’est pourquoi il faut accepter la vérité des prix. Comme pour le soutenir, le conseiller technique du chef de l’Etat à l’industrie et au commerce Soumanou Moudjaïdou attribuera la crise à la flambée du prix des produits pétroliers après avoir souligné qu’après la période de la vache folle et la grippe aviaire, le monde est face à la folie pétrolière ou tout simplement au pétrole fou, principale cause de la crise alimentaire qui frappe la planète toute entière. N’en pouvant plus, le gouvernement a décidé de surseoir aux subventions et d’opter pour la vérité des prix afin de sauvegarder les efforts fournis depuis deux ans pour redresser les finances publiques. Dans sa communication intitulée « Analyse et réponse de politique économique », le ministre du développement, de la prospective et de l’évaluation de l’action publique Pascal Koupaki a parcouru les actions menées par le gouvernement en place depuis 2006 avant de soutenir à son tour que les subventions qu’effectue l’Etat ne sont pas profitables aux finances publiques. Voici les mesures qu’entend prendre le gouvernement pour contrer la crise dans les tous prochains jours.
Comlan ODAH

ce forum sur la cherté de la vie aurait pu s’appeler séance d’informations sur les nouvelles mesures prises par le gouvernement. le terme forum a choqué plus d’un puisque tout le monde sait que ce n’est pas la masse qui réfléchit surtout sur un sujet aussi sensible que celui là.
je crois que le peuple comprend de plus en plus que cette crise que nous traversons n’est pas imputable à notre gouvernement. le gouvernement doit cesser alors de communiquer juste pour se défendre et passer aux actions concrètes. l’heure n’est plus aux discours. la mesure la plus significative serait l’augmentation de la masse salariale pour permettre aux travailleurs de faire face aux prix du marché.