Vendredi dernier, les jeunes béninois se sont retrouvés à « la place de souvenir » pour se prononcer sur l’actualité socio politique du Bénin, et ceci par l’entremise d’une conférence publique. L’initiative était venue du Conseil National de la Jeunesse (CNJ) et a pour objectif d’attirer l’attention de l’opinion publique et surtout celle des politiciens sur la gravité de la double crise que traverse actuellement le Bénin. C’est d’abord le président du Réseau des Organisations de Lutte contre le Chômage (ROLCC) M. Maurice Gbèmonou qui a donné de la voix pour rappeler le contexte de la conférence et ensuite saluer les efforts que fournis le gouvernement du docteur Boni Yayi pour contenir la crise alimentaire et surtout les initiatives favorables à la promotion de l’emploi des jeunes au Bénin. S’intéressant à la crise politique que traverse le parlement béninois, le président de l’Observatoire National pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes M. Simon Haïkou, a fait savoir que chaque génération a son défi à relever. Les aïeux ont eu pour défi la colonisation, les grands parents l’indépendance, les aînés la démocratie et les jeunes c’est-à-dire la génération montante ont pour défi majeur le développement du Bénin, a-t-il précisé avant de conclure que les politiciens doivent taire leurs querelles politiques inutiles et penser au développement du pays. Aux dires du président du Conseil National de la Jeunesse M. Arnaud Téhou, les jeunes doivent et sont d’ailleurs déjà mobilisés derrière le gouvernement et en l’occurrence autour du président Boni Yayi pour une lutte victorieuse contre la faim qui frappe le monde en général et le Bénin en particulier. Quant au président du Mouvement Josué M. Omer Alothékpa, la création d’un couloir politique trait d’union entre les différentes formations politiques béninoises s’avère indispensable pour apaiser la tension socio politique à laquelle est soumise le pays. La Fédération Nationale des Mouvements et Associations de Jeunes des Forces Cauris pour un Bénin Emergent (FENAMAJ-FCBE) a, par la voix de son président M. Gerorgy Adounvo, fait remarquer que les questions touchant les préoccupations de la jeunesse sont quasiment absentes des débats parlementaires, avant d’inviter les jeunes à se mobiliser pour leurs causes car, ne peut en réalité défendre l’intérêt de la jeunesse que la jeunesse elle-même.
Comlan Paul Odah


