Ce jour se tiendra au centre international des conférences de Cotonou, le Forum national sur la cherté de la vie. Un forum convoqué par le chef de l’Etat et auquel prendront part toutes les couches socio professionnelles du Bénin: les membres du gouvernement, les députés à l’Assemblée Nationale, les têtes couronnées, les représentants des opérateurs économiques, la société civile et les associations de consommateurs si elles existent encore, etc… Face au coût de la vie qui devient de plus en plus insupportable pour l’ensemble de la population, les participants à ce forum doivent impérativement trouver une solution originale pour redonner espoir au peuple. Mais seulement ce qui est à craindre au cours de cette grande messe contre la faim, c’est sa prise en otage par un groupuscule de narcissiques foncièrement allergiques à la contradiction et pensant avoir le monopole de la réflexion. Ils ont fait leurs preuves au cours des nombreux fora qu’a connu le Bénin depuis l’avènement du changement. Fora dont les conclusions aussi ambitieuses soient elles se révèlent inapplicables sur le terrain, faute du refus de coopération avec certains. Le chef de l’Etat, le Docteur Boni Yayi qui a convoqué ces assises nationales doit tout faire pour que les propositions objectives de tout le monde soient prises en compte et que chaque participant et donc chaque béninois se reconnaisse dans les conclusions ou résolutions finales qui en découleront. Ce n’est que comme ça que cette mobilisation des forces vives de la nation pour défier la faim sera un succès comme ce fût le cas de la conférence nationale des forces vives de la nation de février 1990. Mais attention à ne pas s’attendre à des solutions magiques au sortir de ces assises nationales. La crise alimentaire faut-il le rappeler est mondiale et aucun gouvernement aussi puissant soit-il ne peut l’endiguer isolément. La plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu’elle a.
D. KATAKOULA


