La principale pomme de discorde qui oppose actuellement l’exécutif au législatif est la non installation de certains conseillers communaux. Pour certains députés, le gouvernement ne respecte pas la constitution car les textes prévoient que les conseillers soient installés après la proclamation des résultats. Ce qui n’est pas fait jusqu’à présent. Le gouvernement quant à lui estime que les textes lui donnent la prérogative d’assurer la sécurité des personnes et des biens et de prémunir toute émeute susceptible de créer des troubles sociaux. Or certains partis ont formulé des recours pour l’invalidation de certains sièges. Et ces partis n’entendent pas voir installer ceux qu’ils croient vaincus au risque de provoquer des incidents dommageables à ces derniers. En conclusion, chacun utilise l’aspect de la loi qui l’arrange pour défendre sa position. Et ceci ne favorise justement pas la plèbe qui croupit dans la misère. Au regard de tout ce qui précède, le mieux à faire est d’implorer la célérité de la cour suprême dans la délibération des recours afin chacun soit situé par rapport à son fauteuil. De l’autre côté aussi, il faut que le gouvernement comprenne que même installés les conseillers invalidés passeront le témoin à celui qui aura été véritablement élu par les populations. Et puisque l’Etat a les moyens et les hommes, il veillera comme il en a l’habitude à ce que force reste à la loi. Si l’un ne se décide, que l’autre le fasse pour le retour du calme.
Vital AHOTONDJI


