Considérée comme étant le plus haut lieu du savoir, l’université devrait servir de bon exemple aux plans fonctionnel, structurel et organisationnel si on s’en tient à la qualité exceptionnelle de ses cadres, enseignants et professeurs sur l’échiquier national et international. Mais malgré ces atouts et en dépit du fait que l’université est dotée d’une structure dirigeante avec à sa tête un recteur, elle a de sérieuses difficultés à s’imposer en tant que modèle dans la gestion des affaires étatiques. Ainsi, sur plusieurs points, elle draine toujours des casseroles. Par exemple, des départements voire des facultés sont incapables de finir une année avant le mois de juin ou de juillet ; respecter les neufs (9) mois de cours. A cet effet, on observe des semestres d’un à deux mois au plus. Pis appliquer et réussir le système LMD est d’une autre calamité, car la non circulation de l’information du rectorat en direction des facultés demeure la bête noire du bon fonctionnement des universités. C’est le cas par exemple du forum national sur l’éducation où des invitations ont été tout simplement mises dans les tiroirs ou que des noms ont été modifiés sur les invitations parce que des primes étaient en jeu, des conseils de professeurs mal organisés sont quasiment inexistants dans certains départements. Ce que oublie cette classe d’élites non organisée, c’est qu’elle a en face d’elle une classe de jeunes étudiants, de doctorants, de jeunes enseignants, grands observateurs avenus de cette même université. Ne seront t-ils pas influencés ou corrompus par les élites. L’on se demande également pourquoi cette université demeure telle malgré que des ministres de l’éducation ou de l’enseignement supérieur ou même des présidents de l’assemblée nationale qui en sont issus. Est-ce parce que ce haut lieu de savoir est très mal organisé et structuré que des ministres dirigent mal leur cabinet? L’autre n’a-t-il pas raison en parlant d’intellectuels tarés. Là se trouve la question.
Borletty SODOKIN


