Le monde entier a appris avec grande curiosité si ce n’est de la stupéfaction l’annonce de la naissance d’une petite fille par un transsexuel américain. Agé de 34 ans Thomas Beatie a donné naissance à une petite fille, selon les médias américains dans un hôpital de Bend (Oregon, nord-ouest). Il était né femme avant de subir des traitements pour devenir un homme. Il avait cependant gardé ses organes de reproduction féminins tout en subissant une reconstruction de la poitrine et des traitements aux stéroïdes. Il avait suscité une curiosité internationale en avril lorsqu´il avait annoncé sa grossesse. Thomas Beatie, qui porte une barbe, est devenu «l´homme enceinte». Selon ce transsexuel, il a le droit de faire ce qu’il fait puisque selon lui «Le désir d´avoir un enfant n´est ni masculin, ni féminin. C´est un besoin humain. Je suis une personne et j´ai le droit d´avoir biologiquement un enfant». Cette expérience ressemble bien à un compte de fée ou à une histoire romancée. Et pourtant c’est bien vrai. On a envie de se demander jusqu’où iront les hommes dans leur déviance ? Après la lune, les grandes découvertes technologiques, les percées de la science et maintenant des « hommes enceintes », que nous réserve la science demain. Je crois pour ma part qu’il faut avoir le courage de prendre position par rapport à certaines réalités qui laissent pantois plus d’un. L’être humain, sujet aujourd’hui à toutes les folies restent dans toute l’humanité le seul être pensant. Cogito ergo sum dira le philosophe. Je pense, donc je suis. Or, la pensée appelle la raison tant et si bien que Descartes écrira que la raison est la chose la mieux partagée par les hommes. Si donc la pensée nous confère l’existence, la raison nous donne l’humanité et cette raison nous oblige à un minimum de conscience et de responsabilité. Il y a quelques années, on se demandait pourquoi des êtres humains du même sexe devraient s’accoupler ? la liberté ou le libertinage a poussé le bouchon si loin qu’aujourd’hui dans le monde et même dans une Afrique pauvre et menacée, une certaine législation leur reconnaît des droits. Si le créateur ou la nature a eu besoin de façonner d’un côté un bâton et d’un autre une fente, c’est sans doute le souci de l’équilibre qui a prévalu. Que cherche-t-on à inverser les rôles ? au lieu de perdre du temps à défier sans cesse la nature, les chercheurs feraient mieux de se pencher sur les questions de développement dont le monde a si tant besoin pour son épanouissement. Thomas Beatie, l’homme enceinte est selon nous le prototype de la déviance humaine. Ce sont des manipulations qu’il faut interdire car si Beatie qui était une femme par nature, n’avait pas subi des traitements pour devenir un homme, elle aurait connu un homme qui lui rendrait le bonheur d’être mère. Aujourd’hui, il assume le rôle originel que la nature lui avait assigné depuis fort longtemps. Pourquoi avoir fait tant de vacarme en tant qu’homme si ce n’était que pour redevenir la femme qu’elle était. La nature humaine est sacrée à nos yeux et ne saurait être victime ou prise en otage par quelques individus animés par l’extraordinaire et l’extravagance. Science oui mais conscience d’abord. Rabelais avait tout dit : science sans conscience n’est que ruine de l’âme.
Vital Ahotondji


