Le 11ème sommet de l’Union Africaine tenu à Charm el-Cheikh en Egypte en début de semaine a mis à nu le germe de dictature que porte consciemment ou inconsciemment l’ensemble des chefs d’Etat Africains en eux. Qu’ils soient nouveaux ou anciens, ils ont unanimement salué la dictature imposée par le régime de Robert Mugabe à son peuple qui croupit depuis des décennies sous le poids de la famine. Autrefois reconnu comme le grenier à blé de l’Afrique, le Zimbabwe de Mugabe végète aujourd’hui dans la pénurie alimentaire la plus totale depuis que le président dictateur a enclenché la fameuse réforme agraire par l’expropriation des agriculteurs blancs de leurs latifundio. Cette nouvelle dictature, loin de recevoir les sanctions des syndicats des chefs d’Etat Africains a plutôt connu une pluie de bénédictions qui se traduit par la proposition d’un gouvernement d’union nationale. Une honteuse proposition qui du reste est une insulte grave et une atteinte à la dignité des Zimbabwéens en particulier et des africains en général (sans leur dirigeant bien sûr). Mais à l’analyse, il est aisé de comprendre le cercle vicieux des dictateurs africains qui ne veulent pas subir les conséquences du retour violent de la manivelle. Bongo ne me dira jamais le contraire encore moins Moubarak. Le monde entier s’est étonné du silence du guide arabe libyen le frère Mouammar Kadhafi. Avec leurs doigts ensanglantés, les consciences agitées, leurs vies corrompues et leurs âmes souillées et très noires comme de cramoisi, ses margouillats se régalent dans la rivière de nos larmes et dans la fontaine du sang de nos martyrs. Sont-il loin de Charles Taylor, de Jean-Bedel Bokassa, de Idi Amin Dada ? Ils sont sur les traces de Ahmed Sékou Touré ou encore de Mobutu Sese Seko qui ont terrorisé et humilié pendant longtemps leur peuple. Quelle honte ? Que infamie ? Quel dirigeant pour quelle Afrique ? Cette dernière question me fait rappeler évidemment des grands hommes tels que Kwame Nkrumah, Thomas Sankara ou encore Lumumba qui incarnent la vraie Afrique, ma belle Afrique, l’Afrique de mon rêve. Oui, je rêve d’une Afrique unie, unifiée et gagnante. Une Afrique qui fera face aux nombreux maux qui la minent depuis la nuit des temps, où les hommes vont enterrer la hache de guerre, taire les querelles intestines, parler d’une même voix. Une Afrique où les dirigeants banniront la dictature, la haine raciale, l’ethnocentrisme et la xénophobie. Une Afrique solidaire de son peuple, qui décourage les dictateurs et sanctionnent les fauteurs de troubles. Je rêve d’une respectée. Je rêve simplement d’une Nouvelle Afrique.

je pense également la meme chose que toi et c’est parce que les chefs d’état africains veulent s’éterniser au pouvoir qu’ils se supportent.