La crise politique a atteint son paroxysme entre gouvernement et opposition au Bénin. Une opposition qui se radicalise et ne manque aucune occasion pour donner de la voix et pour distiller dans l’opinion publique des informations rendant le gouvernement responsable du pourrissement de la situation, par son manque de dialogue et de concertation. Bref la gouvernance concertée tant prônée par le chef de l’Etat ne semble plus être le cheval de bataille. Hors le président Boni Yayi sentant que lui tout seul ne peut s’occuper du dossier de la concertation, a créé le haut commissariat à la gouvernance concertée dont le président est monsieur Moïse Mensah. Le chef de l’Etat lui a accordé sa confiance parce qu’il l’estimait capable de l’aider à maintenir le dialogue avec les institutions, la classe politique, la société civile et le peuple. Mais ce fût peut être une erreur. Car en ces moments où le dialogue politique est sérieusement mis à mal par la radicalisation des positions des uns et des autres ce haut commissariat dont les membres sont à la charge du budget national donne l’impression de n’être pas dans le pays. La non installation des conseils communaux par le gouvernement bloque le fonctionnement institutionnel du pays avec les activités au parlement paralysées ce qui sans doute fera perdre beaucoup d’avantage au Bénin. Le rôle du haut commissaire à la gouvernance concertée que représente le très respecté Moïse Mensah serait de créer les conditions pouvant amener gouvernement et opposition à la table de négociation pour un dialogue franc et sincère. C’est à croire que son président ramene d’une retraite est plus préocupé par son repos que par son travail pour lequel l’argent du contribuable lui est versé chaque mois. Monsieur le président du haut commissariat à la gouvernance concertée c’est le moment de prouver au peuple que vous servez aussi à autre chose que la consommation inutile de budget. Puisque le peuple commence déjà à se demander à quoi vous servez dans la République.
Dieu-Donné KATAKOULA
