Depuis quelques mois, l’atmosphère est devenu morose au sein de la classe politique béninoise. Les anales de l’histoire retiendront désormais que le parlement béninois a été bloqué par les députés au point où durant toute une session ordinaire aucun dossier n’a été examiné. C’est simplement dommage pour une démocratie comme la nôtre qui tente de se raffermir au mépris des trémoussements et tribulations de quelques belliqueux qui se réjouissent des conflits et des violences. Au plus fort des crises politiques, les béninois ont toujours su trouver le consensus nécessaire à la décrispation. Ils ont su cacher leurs intérêts personnels et égoïstes pour faire triompher la cause commune. Pourquoi donc tant de polémiques ? les honorables députés qui ont librement choisi de bloquer le fonctionnement du parlement sont conscients de la lourde perte qu’ils font subir à l’Etat. Est-ce la bonne méthode pour réclamer une part du gâteau ? Pendant que le peuple souffre, on se permet encore de l’asphyxier en refusant de voter et de ratifier les lois nécessaires à son épanouissement. Est-ce Boni Yayi qu’on punit ou le peuple ? nos députés dans le silence de leur conscience doivent répondre à cette question qui leur permettra de réajuster leur stratégie de combat qui n’est pas du tout la meilleure en cette période de grande difficulté pour les Etats du monde secoués par la flambée des prix. A l’allure où vont les choses, on est en droit de s’inquiéter et de demander avec insistance aux divers antagonistes de ramener la balle à terre et de penser au développement de la Nation. Cet atmosphère délétère qui règne depuis des mois ne facilite pas l’émergence du pays. C’est pourquoi conformément à l’esprit de la constitution du 11 Décembre 1990, les forces politiques du pays doivent œuvrer activement pour le retour inconditionnel de la paix sociale. Nous avons écrit à maintes reprises déjà sur la nécessité pour les acteurs politiques de dialoguer. Dans un petit pays comme le Bénin, où le tissu social est très complexe, on ne peut pas ne pas dialoguer. Quelqu’un dans le camp opposé connaît toujours les gens d’en face et vice versa. Il faut donc concéder des choses, dialoguer et parvenir au meilleur pour le Bénin. les tâches de développement sont énormes et le temps n’est de notre côté. Il faut donc aller vite, si vite qu’il n’y ait plus de temps pour les futilités.
Ulrich Vital AHOTONDJI
