Lorsqu’il s’était agit de déloger le président Mohamed Bacar de l’île d’Anjouan, l’union africaine s’était empressée comme un tigre sur sa proie. Avec précipitation, agitation et sans large consensus, elle a débarqué des soldats dits de maintien ¨de paix pour chasser Bacar. En moins de 24 heures, la fête est terminée. Un combat biaisé, déphasé, illégitime et illégal contre quelqu’un que les dirigeants africains ont du mal à comprendre ou refusent de comprendre. S’ils sont arrivés à imposer la démocratie par la ditacture, qu’attendent-ils pour chasser Mugabé du pouvoir au Zimbabwe ?
On s’attend, depuis que Robert Mugabé a plongé son pays une crise généralisée sans précédent, à la réaction de l’union dite africaine. Silence. Tout le monde se tait. On laisse mourir des populations. La faim dispute le nombre de cadavres avec les rafales de mitraillette. Personne n’en parle. Non, des voix s’élèvent timidement pour dire ce que tout le monde sait. Rien de concret pour faire partir Mugabé à l’instar de Mohamed Bacar. O Dieu. Que c’est odieux et injuste. Où est donc la démocratie ? Où est passée l’Union Africaine ?
Plus loin, nous avons souvenance d’embarquement sans destination fixe de Aristide Bertrand, ancien président Haïtien par les américains. Tous ces souvenirs tristes font penser à de copinage ou à une politique de deux poids, deux mesures. Tout cela m’oblige à donner raison à Norbert Zongo lorsqu’il disait : le pire n’est pas la méchanceté des hommes mauvais, mais le silence des hommes bons “. Sacrée union africaine, Mugabé est pire que Bacar. Agissez !
