Le gouvernement béninois n’entend plus pardonner la multiplication des grèves qui plus sont sans service minimum dans les administrations publiques. Cet état de chose ne favorise pas la création d’un environnement propice à la croissance de l’économie nationale et pirs, entrave dangereusement la construction du Bénin émergent engagée depuis le 6 avril 2006 avec l’arrivée aux affaires du docteur Boni Yayi. Dans un communiqué signé du ministre du travail et de la fonction publique Emmanuel Tiando et de son homologue de l’économie et des finances Soulé Mana Lawani, le gouvernement met les grévistes de cette catégorie et surtout les centrales syndicales en garde avant d’informer que désormais, les agents grévistes concernés sont exposés à des retenues sur salaires au prorata du nombre de jours non œuvrés. Ceci, en application des dispositions de l’article 24 de la loi n° 2001-09 du 21 juin 2002 portant exercice du droit de grève en République du Bénin. Et comme dit l’adage, « à bon entendeur, demi-mot ».
Ken EGBIN


