Le Bénin a été toujours cité en exemple en Afrique subsaharienne pour ses prouesses démocratiques, pour sa bonne organisation des élections sans violences équitables et dont les résultats sont acceptés de tous. Mais force est de constater que depuis la fin des élections municipales et communales du 20 Avril dernier une recrudescence de la violence. Avrankou, Toucountouna, Sèmè Kpodji, Malanville pour ne citer que ces villes qui font honte au Bénin et jettent de l’opprobre sur la crédibilité de la démocratie acquise aux prix de hautes luttes ont servi de scène à ces actes déplorables. Pourtant, tous les partis politiques, les citoyens, la société civile, bref toutes les composantes de la société béninoise oeuvrent chaque jour que Dieu fait pour le développement du Bénin. Un objectif que l’actuel locataire du palais de la Marina appelle « Emergence ». Ces violences postes électorales attisées et entretenues par des politiciens qui ne craignent personnes ni Dieu, font honte au Bénin. Ils exploitent la misère des populations en les jetant dans les rues pour battre le pavée contre de modiques sommes d’argents. Prendre de l’argent pour salir et jeter à l’eau sur ce que tout un peuple à de plus cher c’est ne pas aimer son propre pays et ne pas chercher son développement. Ceux là n’en ont que du patriotisme et de l’image du Bénin sur le plan internationale. Mais les populations et les pauvres citoyens qui se jettent les rues, oublient une chose. Ils n’ont nulle part où aller lorsque la situation sera invivable. Ils seront les premiers à tomber sous les coups de canon et de mitraillettes. Les politiciens eux s’exileront et reviendront s’entendre entre eux pour continuer la bouffe. Alors, que le patriotisme regagne les rangs et que la promotion et la pratique de la culture de la paix ne soient plus de vains mots et se traduisent en comportement comme les vrais béninois en ont l’habitude.
Dieudonné Katakoula


