Les violences poste électorales perpétrées au Kenya il y a quelques mois suite aux élections contestées commencent à tendre lentement mais progressivement ses tentacules un peu partout en Afrique sub-saharienne. Le Bénin reconnu comme leader démocratique en Afrique commence à basculer peu à peu dans cette violence depuis un moment. Après Porto-Novo en 2006 et 2007, Malanville en 2007 également, C’est le tour Avrakou de tomber totalement dans la échéance politique. Hier, la ville était restée en ébullition durant toute la journée. La passion très poussée de certains militants Prd, tous jeunes et puant d’alcool et du chanvre indien, ont pris d’assaut la voie pavée qui mène à la mairie d’Avrankou et certaines rues de la ville. Coupe-coupe flambants neufs brillants enfoncés dans les pantalons avec des couteaux bien aiguisés et de gros bâtons en mains, ces jeunes ont tabassé leur vis-à-vis. Ils les bâtonnent tous sans pitié. Même les journalistes qui étaient allés sur le terrain pour prendre les informations, ont de justesse échappé à l’abattoir. Et pour cause, la non prise de service des Conseillers communaux Prd. En effet, selon les informations recueillies sur les lieux, les nouveaux locataires de l’hôtel de la ville, auraient demandé à leurs prédécesseurs de venir leur passer le témoin hier. Mais la suite qui leur est parvenue, ne serait pas favorable. Ainsi, puisqu’ils sont tous des Prd, des consignes auraient été données aux militants pour qu’ils viennent saccager la mairie et conduire à l’assommoir tous les militants Fcbe ou des personnes étrangères à leur parti politique qu’ils rencontreraient sur la voie de la mairie. Puisqu’il faut quitter un point avant d’aller à un autre, ces militants Prd qui n’étaient plus en eux même, arrivés au seuil de la mairie, ont forcé l’entrée. Car, le personnel en place étant averti depuis la nuit d’hier, aurait pris les dispositions pour empêcher les manifestants de pénétrer la maison. D’où le début du soulèvement. Ainsi, la première personne qui aurait tenté riposté a eu pour son compte. Ce dernier a rapidement trouvé refuge au Chd-OP. Il a gravement encaissé les terribles coups de bâtons qui l’ont mis dans un état comateux. Dans le même temps, certains d’entre eux se sont dirigés vers la maison du ministre Noudégbessi pour signaler leur mécontentement illégitime. A ce niveau, c’est l’un des vigiles de la piaule qui a été assommé. Son cas n’étant pas critique, il a été conduit au centre de santé de la ville. Idem pour Bienvenu Kpoviessi, militant Fcbe qui, a été attaqué sur son engin. Alors qu’il allait acheter pour son patron qui est un vulcanisateur. Dans ses propos, l’infirmière qui a traité les blessés dont les cas ne sont pas critiques, le centre de santé a accueilli au total sept (07) victimes. Selon d’autres sources sur les lieux, trois (03) cas des blessés sont critiques et sont conduits au centre hospitalier départemental de l’Ouémé-Plateau. Tout ceci se passait en présence des forces de l’ordre (les gendarmes) bien protégés. Il faut signaler que le procureur de la république n’a pas manqué de faire un tour sur les lieux de manifestation pour constater de visu les dégâts semés par les militants Prd. Après sa visite aux blessés gardés au centre de santé de la commune d’Avrankou, ce dernier a refusé de faire la moindre déclaration à la presse. Pas d’inquiétude pour les hors la loi du Prd qui ont évolué leur tohu-bohu. Ils disaient tous qu’ils vont rendre en cendre tout ce qui est dur qu’ils rencontreront sur leur chemin.
Ken EGBIN
