De nos jours, surtout chez nos femmes, avoir la silhouette d’un Top Modèle, ou encore, faire disparaître un « gros ventre chez les hommes, est devenu préoccupant. Perdre du poids devient donc un problème crucial que certains ont essayé de résoudre avec la floraison de revues spécialisées, des conseils diététiques multiples et parfois contradictoires, ou carrément des exemples de régimes à suivre ; et tout ceci dans le seul but de ne plus être considéré gros ou grosse, de ne plus être identifié obèse. Si l’obésité est considérée comme une augmentation du poids liée à une accumulation de graisse, suffit-il d’être gros pour se dire obèse ? Surtout, comment devient-on obèse ou qu’est-ce qui entraîne l’obésité ? Mais avant tout, la première question à poser est : quand dit-on que quelqu’un est obèse ?
L’obésité doit être liée au poids de l’individu obèse. A quelle valeur doit-on dire que le poids d’une personne sort des limites de la normale ? Cette question n’est pas sans réponse puisse que sur une population donnée des études médicales ont été faites et ont permis d’établir des normes. La meilleure façon de répondre à la question sera déterminer la quantité de graisse présente dans le corps. Ainsi a-t-on défini un indice appelé Indice de Masse Corporelle (IMC) ou BMI en anglais (Body Mass Index). L’IMC se calcule en divisant le poids (en kilogramme) par la taille au carré (en mètre).
IMC = Poids
(Taille)
2
Pour un indice compris entre 24 et 27, la personne est normale, donc n’est pas obèse et ne court aucun risque. Si l’IMC est supérieur à 27, on parle de surpoids. Il y a donc un danger qui plane, et il faut donc très tôt prendre ses précautions.
Pour l’IMC supérieur à 32, le surpoids devient pathologique : on parle d’obésité.
Rappelons que cet indice est utilisé de façon courante par les Médecins en général, et les spécialistes en nutrition en particuliers. Mais certaines grandes compagnies internationales d’assurance définissent ce qu’elles appellent le « poids idéal » qui est un reflet indirect de la masse graisseuse. Ce « poids idéal » est fonction de la taille et du sexe et est établi suit aussi à de nombreuses recherches médicales.
Il se calcule de la manière suivante :
- Chez la femme : Poids idéal = Taille – 100 – [(Taille -150) / 2]
- chez l’homme : Poids idéal = Taille – 100 – [(Taille -150) / 4]
La taille ici est exprimée en centimètre. Il faut bien comprendre que ce poids idéal n’est qu’un indicateur général, et il n’est pas valable dans les cas extrêmes lorsque l’on a affaire à des personnes de très petites ou de très grandes tailles. De plus, certaines personnes ont une charpente osseuse plus développé, et elles auront donc un poids adapté à leur morphologie, qui pourra dépasser la limite, sans présenter un caractère d’anormalité.
Les causes de l’obésité.
Quand à la question sur l’origine de l’obésité, parfois la réponse est claire : excès de nourriture. Il est en effet fréquent que les personnes obèses mangent trop. Mais c’est pas toujours le cas, car certaines d’entre elles mangent relativement peu et pourtant. Inversement, l’on voit des personnes maigres qui ingèrent quotidiennement des rations caloriques très élevées. Mais qu’on le veuille ou non, cette surcharge pondérale est due en général à l’alimentation ; puisse que des études récentes chez des obèses ont montré que la vue des phénomènes hormonaux et métaboliques très rapides qui peuvent conduire à un prise de poids. Certains Médecins par contre ont tenté d’expliquer ce phénomène en faisant intervenir des facteurs génétiques, et trouvent que le trouble se situe au moment de la digestion où certaines personnes ne produisent pas assez de chaleur.
En sommes, la cause la plus fréquente est l’apport exogène en aliment. Cette forme d’obésité est appelée obésité exogène ou alimentaire. L’obésité peut aussi être endogène, et est due à l’altération du métabolisme, ou à des troubles endocriniens.
D’autres causes existent également même si elles sont plus ou moins rares. Nous avons l’obésité endocriniennes qui est due à un dysfonctionnement de certaines glandes endocrines : c’est le cas de la diminution de la sécrétion de la glande thyroïde (hypothyroïdie) ou des gonades (hypogonadisme). L’obésité paradoxale par contre est une obésité prédominante sur la partie inférieure du corps, à recrudescence prémenstruelle, donc survenant chez la femme, avec une rétention d’eau et de sel. Cette forme d’obésité est encore appelée hypolipopexie.
Les conséquences de l’obésité.
Sur le plan physique, en dehors de la forme caractéristique de l’obèse, l’obésité entraîne de conséquences qui ne sont rien d’autre que des pathologies qui invalident de façon permanente la santé de l’individu. Parmi ces maladies, nous pouvons noter :
- L’hypertension artérielle : l’obèse de 25 à 35 ans à toutes les chances pour ne pas dire malchances (6 fois plus de chance) d’avoir l’hypertension avec tout ce qu’elle entraîne comme complication sur les vaisseaux sanguins, le cerveau, le cœur, les reins.
- Le diabète : ici c’est le diabète de type 2 ou diabète gras qui est une augmentation permanente du taux de sucre dans le sang associée à une augmentation du taux de sucre dans le sang associée à une augmentation du taux d’insuline chez l’obèse. ceci est dû à une résistance des cellules à l’insuline, qui entraîne l’augmentation de l’insuline, et celle-ci à son tour entraîne l’augmentation de l’appétit : c’est un cercle vicieux.
- L’insuffisance veineuse : avec son cortège de jambes lourdes, de varices et d’ulcères en raison de la mauvaise qualité des tissus et du manque d’activités sportives.
- L’hypoventilation alvéolaires : qui est une insuffisance respiratoire d’origine mécanique. elle entraîne donc un manque d’air dans l’organisme, et peut se faire accompagner de somnolence
- Le syndrome d’apnée de sommeil : il est associé à un ronflement au cours du sommeil.
- La dyslipidémies : surtout l’hypertriglycindémie (augmentation des triglycérides dans le sang) qui entraîne une aggravation des risques cardio vasculaires. elles entraînent également une surcharge hépatique qu’on appelle habituellement ‘Foie gras ».
- L’insuffisance cardiaque : elle est plus fréquente, et est la conséquence d’un gros travail demandé au cœur pour le moindre effort. elle peut être associée à une insuffisance coronarienne, à l’hypertension, le diabète, insuffisance respiratoire.
- L’arthrose des articulations : elle concerne les articulations situées à la partie basse du corps, celle-là qui supportent le poids du corps. ce sont les dernières vertèbres, la hanche, les genoux, les pieds.
Toutes ces pathologies malheureusement entraînent une diminution statique de l’espérance de vie et de sa qualité.
Les conséquences de l’obésité ne sont pas seulement physiques. Elles peuvent être nutritionnelles et entraîner une dépendance à la nourriture. Sur le plan psychologique, il s’agit d’une dépression, du rejet de son corps, le manque d’entretien.
Au plan social, c’est de la pure discrimination, la mise à l’écart de l’obèse qu’il est question.
Que faire donc ?
La meilleure chose à faire est de prévenir l’obésité. Cette prévention passe par le contrôle de son alimentation, et de son poids. A tout ceci doit s’ajouter la pratique d’une activité sportive régulièrement.
En cas de surpoids ou d’obésité elle-même, un bon régime s’impose ; et il faut donc prendre l’avis du Médecin.
En plus du régime, la pratique du sport ne doit jamais être mise à la marge.
Conseil pour suivre un bon régime.
1- Ne commencer pas un régime sans avoir parlé à votre médecin, qui doit vous encadrer tout au long de sa durée.
2- Donnez-vous des objectifs raisonnables, afin d’obtenir une baisse du poids modérée et régulière. Eviter donc les régimes trop stricts, car vous ne les suivez pas longtemps.
3- N’abandonnez pas un régime sous un prétexte quelconque, car il sera encore plus difficile de le reprendre.
4- Ne suivez pas un régime excluant totalement une catégorie d’aliments, car cela risquerait d’entraîner un déséquilibre alimentaire et des carences en vitamines.
5- Méfiez-vous des régimes plus ou moins fantaisistes dont les publicités promettent des miracles, parlez-en à votre médecin
6- Evitez le grignotage entre les repas. Il est souvent responsable d’une inefficacité du régime.
7- Evitez les irrégularités trop fréquentes dans la conduite du régime : si vous le rendez moins efficace, il perdra toute crédibilité, et vous l’arrêtez.
8- Attention à ne pas manger trop d’aliments dits « de régime « ou de plats « alignés » : ils sont tout de même riche en calories.
9- Apprenez à lire systématiquement les étiquettes des produits ; cela permet de connaître leur composition en glucide, lipides, protéines, vitamines, et sels minéraux. L’équivalent global y est aussi fréquemment indiqué.
10- Tenez un carnet alimentaire, où vous écrivez tout ce que vous mangez, jour après jour, y compris vos écart éventuel. Ce carnet vous permettra de faire le bilan de votre régime, d’observer si vous respectez les qualités de lipides, glucides, protéines, et surtout de savoir pourquoi et comment vous faites des écarts.
11- Même lorsqu’on suit un régime, il faut conserver une alimentation très variée.
12- Ne vous isolez pas : ce n’est pas parce que vous suivez un régime qu’il faut refuser toutes les invitations à dîner. il est parfois préférable de faire un petit écart. ce qui compte, c’est le respect du régime sur le long terme.
Les aliments entrant dans votre régime
Le régime doit être simple et varié, ne doit pas être trop chargé. Ainsi, il faut diminuer la consommation des sucres d’absorption rapide, c’est-à-dire du sucre raffiné, des confitures, des sodas, etc. Il faut diminuer aussi la consommation de boissons alcoolisées, éviter de rajouter du sel à table.
Suivre un régime ne signifie pas seulement exclure, éviter ou diminuer des consommations alimentaires, il suffit aussi choisir et le mieux possible ses aliments. Il faut donc prioriser :
- les viandes maigres et les poissons
- les féculents qui ne font pas spécialement grossir si l’on en mange pas une quantité trop importante et s’ils ne sont pas cuits de la graisse
- les céréales : le pain n’est pas contre indiqué, spécialement le pain complet qui apporte beaucoup de fibres alimentaires.
- les légumes secs et les légumes verts
- les fruits
- les produits laitiers les moins gras
- l’huile sans cholestérol ou huile de paraffine (vendue en pharmacie)
- les sucrettes préparées en général à base d’aspartam, une molécule qui a un pouvoir sucrant très étendu, et n’apporte aucune calorie, également vendues en pharmacie.
Réalisé par Cyrille DOSSA


