L’installation des conseils communaux a été empêchée dans 24 des 77 communes de notre pays, par des populations surexcitées sous l’emprise de quoi on ne sait. Donc jusqu’à ce jour et conformément aux textes qui prévoient l’installation des conseils 15 jours après la proclamation des résultats, 57 communes ont pu réellement élire leurs maires. Des populations soutenant ou manipulées par des forces politiques ont bloqué par tous les moyens, l’installation des conseils communaux dans ces 24 communes. Sèmè Kpodji en est la parfaite illustration et Houéyogbé l’expression la plus extrême. Mais face à tout ceci les autorités politico administratives ne semblent rien faire pour réprimer ces manifestations d’humeur de certains antidémocrates qui jouent sur la misère des populations en le jetant dans les rues pour manifester et casser. Les forces de l’ordre béninois experts dans la répression des manifestations étudiantes, ne font rien pour calmer les ardeurs des uns et des autres et pour que force reste à la loi. Les manifestations estidiantines constituent-elles plus des facteurs de destabilisations que les casses politiques qu’on observe ces derniers jours ? Le ministre de la décentralisation, invité Issa Démolé Moko, invité hier sur la chaîne nationale a tenté de justifier le comportement des populations qui pour lui contestent juste la légitimité des gens appelés à les administrer. Le sécrétaire général du gouvertnement est aussi monté au crénau pour dégager toutes responsabilités du gouvernement face à cette situation. Si le gouvernement reste sur la défensive et ne prend aucune décision on se demande qui va réellement régler ce problème. La cour suprême ? La cour constitutionnelle ? Ou la rue ? Dans tous les cas on remarque un des forces de sécurité face à ces contestations qui jour après jour prennent de l’ampleur. Ceci est un jeu dangereux qui pourrait très rapidement se retourner contre elles si des esprits malins en venaient à s’en mêlés. Monsieur les autorités prenez vos responsabilités pour que force reste toujours à la loi quelques soient l’humeur des mauvais perdants. Car s’il est vrai que ce sont les petits ruisseaux qui deviennent les grands marigots, il est aussi vrai que l’accumulations de frustrations aussi mineures soient-elles peut constituer un facteur de destabilisation au tissu social.Ça n’arrive pas qu’aux autres, car ailleurs il n’en a pas fallu autant avant que tout ne s’embrase.
D KATAKOULA


