Le 18 avril 2008, Reinhardt Fabisch, depuis l’Allemagne, envoyait un courriel au Ministre de la jeunesse, des sports et des loisirs, l’informant de sa renonciation au poste d’entraînement national des Ecureuils pour raison de santé. La nouvelle, inattendue, a pris à contre pied le ministre. Il fallait donc procéder au remplacement du technicien allemand et vite. Car, s’annonçaient à grands pas les éliminatoires combinées Can et Mondial de football. Face à cette situation, la réaction du ministre Galiou Soglo a été prompte. En effet, le 25 avril 2008, le ministre a adressé une correspondance à la Fbf l’informant du retrait de Reinhardt Fabisch à la tête des Ecureuils pour cause de santé et de la suggestion du démissionnaire de le faire remplacer. Dans la même correspondance, le Ministre a notifié que «vue la proximité de l’échéance de la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2010, de lui faire parvenir une proposition de liste d’entraîneurs de haute qualification ayant fait leurs preuves sur le continent ou ailleurs et disposant d’un cursus professionnel appréciable ». Il faut noter que le ministre a insisté sur le recrutement d’un entraîneur expatrié parce que se basant sur une décision de conseil des ministres le voulant ainsi. Le 30 avril 2008, suite à la volonté du ministre notifiée dans la correspondance du 25 avril 2008, la Fbf et le Ministère en charge des sports se sont réunis à la salle de conférence dudit ministère. La préparation de l’équipe nationale et la participation aux différentes compétitions statutaires dans les différentes catégories d’âge étaient à l’ordre du jour. Mais la question relative à l’entraîneur a été aussi débattue. Deux semaines après cette réunion, la Fédération n’avait toujours pas proposé de liste d’entraîneurs à nommer par le Ministre. Le 14 mai 2008, une autre correspondance ayant pour objet « relance de la procédure de nomination d’un entraîneur de l’équipe nationale senior de football » a été envoyée à la Fbf. L’autorité rappelait au Comité exécutif de prendre les dispositions urgentes pour lui faire parvenir pour le 21 mai 2008 au plus tard les noms de candidats retenus par la Fédération. Le lendemain, c’est-à-dire le 15 mai 2008, la Fédération béninoise de football adresse une première correspondance au Ministère et notifie que s’agissant de la « procédure de nomination d’un entraîneur de l’équipe nationale senior et sur instructions de votre autorité, il a été mis sur pied un Comité chargé d’étudier les dossiers des entraîneurs soumissionnaires au poste de sélectionneur de l’équipe nationale, les Ecureuils du Bénin. Ce Comité devait ensuite retenir quatre propositions « dont trois seront soumis au ministre ». Mais le Comité de la Fbf n’aura jamais transmis cette liste au Ministre. Le 21 mai 2008, les Ecureuils étaient à une dizaine de jours de leur match contre l’Angola. Finalement, n’ayant reçu aucune réponse de la Fbf, le Ministre, à travers une correspondance datée du 23 mai 2008, a rappelé à la Fbf qu’il l’invitait à engager au plus tôt la procédure de nomination d’un entraîneur pour l’équipe nationale senior de football. Mais « cette procédure nécessitant assez de temps pour son aboutissement, il me paraît impérieux qu’au regard de l’imminence des échéances et surtout des enjeux que constituent les matches des tous prochains jours de désigner M. Patrick Aussems….pour assurer le rôle de l’entraîneur principal… ». Alors, ce n’est qu’après cette nomination que la Fédération a réagi.
Ainsi, dans sa correspondance du 26 mai dernier, la Fédération annonçait qu’elle retournait « au Ministère de la jeunesse, des sports et des loisirs l’entièreté des pouvoirs de gestion des équipes nationales de football jusqu’à nouvel ordre pour manque de concertation et de dialogue franc…». Autrement, la Fédération, seule habilitée à effectuer les formalités administratives lors des matches officiels des sélections nationales, n’entendait plus conduire les Ecureuils en Angola et dans les éliminatoires.
Dans ces conditions serait-il nécessaire d’engager un bras de fer avec la Fédération ? Non ! Ce serait porter un grave préjudice au football béninois qui, depuis 2001, renaît tout doucement. Ce serait aussi manquer du respect aux vaillants joueurs déjà en ordre de bataille pour les éliminatoires et au public béninois. Alors, loin de sacrifier le football aimé de toute la nation béninoise, dans une réunion avec le Comité exécutif de la Fbf, le Ministre Galiou Soglo a pris de la hauteur. Il a donc autorisé, dans une réunion de crise tenue le mardi 27 mai 2008 avec la Fbf, le duo Wabi Gomez-Fortuné Glèlè proposé par la Fbf à continuer les séances d’entraînement entamées depuis deux jours et appréciées du public par le Dtn et son adjoint.
En plus, le Ministre a rassuré la Fédération de tout son appui moral, matériel et financier aux Ecureuils pour des victoires plus grandes.
