Le ministère de la réforme administrative et institutionnelle qui constitue l’un des piliers de la politique de Boni yayi passe pour être le plus discret des ministères à l’ère du changement. Cependant ce ministère fait un travail remarquable dans la vie de l’Etat. Il faut dire que la réforme administrative et institutionnelle est le processus de révision des règles du jeu dans la gestion des affaires publiques suivies de l’adaptation des structures et des ressources humaines en vue de permettre à l’administration de jouer pleinement le rôle qui lui est dévolu en fonction de la vision globale de développement du Bénin. Héritier d’un Etat malade où les rôles et responsabilités de chacune des différentes composantes ne sont pas clairement circonscrits et assortis de conditions adéquates d’exercice, où le dispositif légal et réglementaire est incomplet, dépassé et mal appliqué, où la culture administrative est fondée sur le système des protections et non sur le mérite, où le cadre éthique est fortement dégradé et les grands principes devant guider l’action publique sont perdus de vue ou négligés, où le retard et l’absentéisme, l’incivisme et la culture de l’impunité, le clientélisme et le parrainage caractérisent l’agent public ; héritier donc de ce carnage, le Dr Boni Yayi a assigné une mission au Ministre Bio Sina Gounou pour que des efforts soient déployés par le gouvernement en liaison avec l’ensemble des acteurs socio-économiques pour moderniser l’Etat béninois, soutenir, mener et orienter le développement, qui signifie l’amélioration du bien-être des populations. Le MRAI a pour mission, conformément au décret n°2006-618 du 23 novembre 2006, la conception, la mise en œuvre et le suivi évaluation de l’évolution de la politique de l’Etat en matière de réforme administrative et institutionnelle, conformément aux lois et règlements en vigueur au Bénin, à la vision et à la politique de développement du gouvernement. Le Mrai est compétent pour impulser des initiatives de réformes, coordonner et accompagner les actions de réformes, suivre et évaluer lesdites réformes.
Fort de cette mission, le Ministre Bio et son équipe se sont mis à la tâche pour rendre l’administration béninoise performante, la finalité de la réforme administrative et institutionnelle étant d’offrir un service de meilleure qualité aux usagers/clients de l’administration publique en appui à la bonne gouvernance et sous un meilleur rapport coût/efficacité. Les principaux chantiers ouverts visent la rationalisation des structures et de l’organisation administrative, La clarification des missions d’Etat , la simplification des procédures, la promotion et le développement des ressources humaines, la lutte contre la corruption, la promotion de la culture du changement et de l’excellence, la gestion optimale du temps de travail dans l’administration publique, l’identification des outils de gestion axés sur les résultats, la promotion du leadership des femmes cadres supérieurs de l’administration publique, la mise à contribution des technologies de l’information et de la Technologie pour une meilleure circulation de l’information à l’intérieure des structures administrative et entre l’administration et les usagers/clients.
Tous ces chantiers ont été ébauché notamment le contrôle de la pertinence et de la cohérence de projets de décret. Il s’agit des projets de décret portant attributions, organisation et fonctionnement des ministères et des projets de décret portant approbation des statuts des offices et/ou établissements publics à caractère industriel et commercial ; à caractère social, culturel ou scientifique. Le travail d’analyse fait par ce ministère s’est fondé sur une grille qui met en relief le fonctionnement efficace et efficient des structures à travers les nécessités ci-après :
- la réduction du coût de fonctionnement ;
- la recherche permanente de synergie entre les structures au sein d’un même ministère et entre le ministères
- la structuration adéquate des rôles et des responsabilités à l’intérieur des unités classiques de travail d’une même entité : division, service, direction, etc.
- le respect de la structure pyramidale de l’Administration ;
- une meilleure répartition des responsabilités.
Ce fut un travail fastidieux qui a pris en compte tous les ministères et qui a mobilisé beaucoup d’énergie. Loin de s’arrêter en si bon chemin, le MRAI a élaboré le répertoire des hauts emplois techniques. Ce répertoire est un document qui précise pour chacun des hauts emplois techniques pourvus par nominations en conseil des Ministres, le profil en terme de : mission, fonctions, et activités ; les conditions à remplir en terme de connaissances, expériences et compétences pour l’occuper. Le Répertoire des hauts emplois techniques comporte 299 emplois regroupés en 20 familles. Ce qu’on pourrait aussi mettre à l’actif de ce ministère au titre de la clarification des rôles et responsabilités, c’est le distinguo entre les rôles des directeurs de cabinet et les secrétaires généraux des ministères en définissant clairement à travers une fiche de poste les missions et attributions de chacun d’eux. En effet ces deux collaborateurs se chevauchent très aisément et si l’on y prend garde, des conflits d’attribution s’installent et empoisonnent l’ambiance de travail. Il faut retenir que si le champ d’opérations du Directeur de cabinet est politique et stratégique, avec en point de mire les orientations politiques du gouvernement, le Secrétaire Général reste la mémoire du ministère. Outre ce labour spectaculaire des chantiers de Réforme, on peut citer pêle-mêle, la clarification des missions de l’Etat, la mise en place d’un cadre national de gouvernance concertée, l’amélioration de la qualité du service aux usagers clients de l’Administration publique, le développement du SRU (service des relations avec les usagers ), la lutte contre la corruption, l’impulsion de la réflexion pour l’introduction de l’éducation civique dans tous les programmes scolaires, etc. On ne saurait clôturer les réalisations du MRAI sans parler de la réalisation de l’étude sur l’environnement institutionnel au Bénin à laquelle le PNUD a pris une part active. Le document diagnostic a mis en relief des dysfonctionnements et goulots d’étranglements dont entre autres le manque d’inter relations efficaces entre les différentes institutions, qu’elles soient politique économique, administrative ou sociale ; un manque d’efficacité des systèmes mis en place pour contrôler et assurer le suivi des actions des responsables en charge de ce pays, un manque d’information des citoyens en ce qui concernent leurs droits et obligations.
En un mot le MRAI travaille dans le silence et dans l’efficacité totale pour poser les fondations bétonnières d’une administration au service du développement.



Il y a dans cet article visiblement deux polices differentes utilisee ou bien des tailles differentes dans la meme police!
Merci de tenir compte de nos remarque pour une amelioration du site.
Agreable journee!