Le projet de soutien aux initiatives culturelles décentralisées psicd fait des mécontents dans le rang des artistes béninois .Le premier à exprimer son mécontentement est le roi du tchink system stan tohon. .Rencontrée lors une sortie l’homme a accepté répondre aux questions qui lui sont posées pour exprimer sans ambages son mécontentement .Lisez.
- Des informations nous sont parvenues et font état de ce que vous êtes mécontent de la gestion des fonds du PSICD?
- Depuis qu’ils ont amené cet argent je ne sais pas ce qu’ils ont foutu avec l’argent. Ils ont donné de l’argent a des inconnus alorsque au Bénin ici, la musique béninoise on sait qui est qui et qui fait quoi. Mais qu’on complique la formalité d’accession au fond, et qu’on donne de l’argent à des individus ou à des groupes. Tous ceux à qui ils ont donné de l’argent sont nuls. Il y a des projets qu’ils ont financé qu’on ne connaît pas. On ne sait même pas, les artistes béninois ne savent même pas s’il y a PSICD au Bénin. Or ce fonds est donné au Mali, au Sénégal, les gens en profitent pour des projets culturels viables. Aujourd’hui on apprend que l’union Européenne veut stopper ce fonds là. Pourquoi ? Parce qu’elle voit que ce n’est pas ce qu’elle veut.
- Est-ce seulement au Bénin qu’on veut stopper ce fond ?
- Oui, au Bénin seulement, et nous serons encore les acteurs au moment voulu pour aller au front pour dire, ne stopper pas le PSICD bien que nous n’ayons rien reçu. Nous serons obligé d’aller à la Commission Européenne pour dire à la dame vraiment qu’est-ce que le Bénin vous a fait pour supprimer le projet
- Est vrai qu’à ce jour aucun des icônes de la musique béninoise n’a bénéficié du PSICD ?
- Aucun artiste, je dis bien aucun n’a bénéficié du PSICD
Je peux le dire au marché Dantokpa. Aucun, je ne sais pas s’il y en a qui ont pris « under ground » mais normalement de l’argent comme ça quand vous prenez, il faut le dire pour que les journalistes puissent relayer afin que les gens sachent que le PSICD fait quelques choses. Sur les de 2 milliards ou 3 je ne sais pas exactement combien ont leur a donné, je n’ai jamais eu de feed back ou on a écrit que tel artiste a pris de l’argent. La plupart des gens qui ont pris de l’argent les projets qu’ils ont pondus, on ne voit pas d’effets. Parce que si je prends de l’argent pour faire quelque chose, il faut que les gens sachent. Vous avez vu ce que j’ai fait pour la paix. Tout le monde a vu que je n’étais pas seul j’ai regroupé quand même des gens. Pourtant les 20 millions qu’on m’a donné pour ce projet je voudrais aller dans un studio comme le font certains artistes, chanter 8 chansons sur la Paix, la Paix, la Paix et je mets le reste dans ma poche, j’aurais acheté encore une 4×4 plus solide. Et ceux qui parlent que TOHON a acheté 4×4, ils n’ont qu’à savoir que TOHON a des ressources internationales. Je suis membres de la SASAID, je suis également membre de la SPEDIDAM, je suis aussi membre de la SABAM. L’argent me vient de la Belgique, de la France etc.
L’artiste qui est à Wassa Pehunco ne peut pas avoir un fonds dans leur PSICD là. Parce que les démarches pour avoir accès au fond sont trop compliquées. C’est des démarches qui ont été imposées pour que les gens ne puissent pas avoir accès. Moi, je leur ai adressé tout dernièrement un dossier dans lequel j’ai dis que nous sommes mécontents. Les artistes béninois ne sont pas contents de la manière avec laquelle le fond est disparché. Que nous voudrions que l’artiste qui vient du Mono Wassa Pehunco Savalou et autres, s’il veut faire un projet qu’il le fasse et que le PSICD puisse l’aider. Mais ce n’est que des colloques, des séminaires, qui sont bien arrosés et nous artistes on est là. SAGBOHAN n’a pas pris, Neil Oliver n’a rien reçu mois aussi et Alokpon, Gbessi, Gangnon et beaucoup d’autres artistes. Qui a pris alors? où sont les artistes béninois à qui on veut rendre service ? S’il le PSCID doit continuer, il faut changer de politique et pouvoir aider tout le monde. Ouvrir son guichet à tous les artistes béninois capables de pondre des projets.
Propos receuillis par L. Maliki
