« Une nation véritablement émergente est une nation en bonne santé », apprend-on hier du porte-parole du collectif des praticiens hospitaliers le Docteur Hans Isaac Hounsou, à l’occasion de la conférence de presse annonciatrice du mouvement de grève de mardi prochain. En effet, les médecins, pharmaciens, ordontostomatologistes et militants du collectif des praticiens hospitaliers réunis en assemblée générale le 9 mai ont décidé à nouveau d’un arrêt collectif de travail de 72 heures, mais cette fois-ci sans service minimum, sur toute l’étendue du territoire national. Ceci à compter du mardi 20 mai jusqu’au vendredi 23 mai 2008. Par cet acte, les grévistes veulent sauver à tout prix l’hôpital public et améliorer leurs conditions de vie et de travail. Comme exigences, ils réclament du gouvernement béninois l’équipement en urgence des hôpitaux, la mise en œuvre des réformes préconisées, la valorisation de la fonction médicale et l’assurance-maladie universelle pour les populations. Pour le docteur Hans Isaac Hounsou, le silence du gouvernement face à leurs revendications malgré les promesses faites les contraignant à l’arrêt le 14 février 2008 de leur mouvement de grève qui a duré trois semaines, insulte. Dans cette condition, les professionnels de la santé qu’ils sont ne sont nullement en sécurité car leurs patients ne le sont pas. Trois mois après cette suspension, ce silence devient de plus en plus inquiétant et c’est pour cela qu’ils décident de passer à la vitesse supérieure en déclenchant ce mouvement de grève sans service minimum histoire d’amener le gouvernement à donner satisfaction à leurs revendications, a précisé le porte-parole du collectif. A cette allure, c’est la mort massive des patients, des populations qui est ainsi programmée et les morgues doivent se tenir prêtes pour supporter la surpopulation à laquelle elles seront soumises dès ce mardi si rien n’est fait par le gouvernement. Il faut rappeler que le collectif des praticiens hospitaliers regroupe entre autres le Syndicat National des Hospitalo-universitaires du Bénin (Synhub), le Syndicat National des Médecins de Spécialité Chirurgicale du Bénin (Synamesch) et le Syndicat National des Cadres Supérieurs de la Médecines Humaines et A‘nimales du Bénin (Syncasmhab).
Comlan paul Odah
