La crise alimentaire qui s’écroue actuellement le monde entier depuis quelques mois ne laisse aucun pays indifférent quant à la recherche de mesures caritatives . Née de longues années de politiques de développement médiocres, négligentes et inefficaces, cette crise a engendré la flambée des prix des denrées provoquant des manifestations en Egypte, en Côte d’Ivoire, à Haïti, au Burkina Faso et dans d’autres pays.
Des solutions existent
Mais pour autant la crise est grave, pour autant des solutions adéquates sont recherchées allant de la démission de certains ministres à l’augmentation des salaires en passant par la subvention des produits de première nécessités dans le strict respect des règles économiques en vue de ne pas adopter des mesures susceptibles de déséquilibrer le marché. A l’échelle planétaire, il existe des actions imminentes et immédiates pour fournir des graines et des engrais aux producteurs. Aussi, faut-il ajouter que l’une des solutions passe par l’augmentation de la production en riz, à travers la croissance de la productivité. Très prochainement, l’ONU mettra en place une équipe spéciale qui s’occupera de la sécurité alimentaire, des politiques agricoles, du financement etc.
Le Bénin s’impose dans la lutte
Au regard de la gravité de l’urgence de la nécessité d’une réponse urgente, le gouvernement béninois sort la grande artillerie. Certes, les enjeux sont élevés. Mais, le Bénin a su trouver des mesures salutaires ménagère qui soulagent le panier de la ménagère.
En effet, depuis 10 Décembre 2007, le gouvernement béninois très préoccupé par la nécessité de sauvegarder ou d’améliorer le pouvoir des populations, a pris des mesures d’allègrement fiscal visant à contenir la hausse des prix du maïs, de la farine du blé, du pain, du riz blanchi ordinaire 25% de brisure, du lait, de tomate concentrée, des pâtes alimentaires, du fer à béton, du ciment et des produits pétroliers. Ces mesures sont chiffrées à environ 50 Milliards de francs CFA à l’Etat béninois. Par ailleurs, le gouvernement béninois a instruit l’Office Nationale de la Sécurité Alimentaire (ONASA) à mettre en vente à prix très bas du maïs aux populations. Cette dernière mesure a drainé du monde et est fortement appréciée.
Les actions anticipatives et préventives
En vue de juguler la crise alimentaire, le gouvernement béninois a décidé de la mise en place d’une cellule de crise qui a pour missions de suivre les mesures déjà prises dans le domaine de la production et de la commercialisation des produits vivriers locaux et d’en proposer de nouvelles. Et déjà, des structures en charge de l’agriculture se sont mises à la tâche pour booster l’agriculture béninoise. A ce sujet, la Société Nationale pour la Promotion Agricole (SONAPRA), dans sa politique de diversification agricole a attaqué le mal à la racine : révolutionner l’agriculture. Cette révolution verte passe indibutablement par la maîtrise de l’eau, la maîtrise de l’approvisionnement des intrants agricoles, Et la mécanisation de l’agriculture. Parlant de la maîtrise de l’eau, l’Etat béninois a focalisé ses efforts sur la construction des barrages hydro agricoles. Dans le domaine de la mécanisation de l’agriculture, plusieurs machines ont été envoyées.
De la diversification agricole
En dehors de la Sonapra, le PDG de groupe TUNDE SA Mr Ollofindji Babatoundé Razacki s’est investi dans la promotion agricole à travers la vulgarisation du riz Nérica. Des champs expérimentaux dans tous les départements ont été cultivés. De la production de base, Mr OLLOFINDJI est en train de passer à la grande production en vue de combler les attentes des populations.
Les actions de la Sonapra
Sur collaboration avec les CerPa, la Sonapra a ciblé des domaines qui sont actuellement en exploitation. Rencontré, le Dg sonapra nous a livré les raisons qui soutendent ces actions.
FAGNON Nicaise, Dg sonapra
” Actuellement, nous avons des centaines d’hectares un peu partout dans les douze départements pour produire à grande échelle le maïs. En dehors des 50 hectares de Nérica que nous avons produit à contre-saison, un vaste programme de désertification agricole est enclenché à la Sonapra pour autant que cela répond à notre plan quinquennal. Et ceci permettra au Bénin de faire face à la crise alimentaire qu’il traverse “
En égard à ces actions, le Bénin traverse cette crise alimentaire mondiale avec aisance. C’est ce qui fait que cette crise n’a pas dégénéré en une multitude crises affectant d’autres secteurs ou encoure la sécurité sociale et politique etc.… Le Bénin a su donc trouver la meilleure formule qui mérite d’être suivie.
Les impressions des populations
Mr jules, responsable chargé de communication à DAPHI
“Si je suis sur le stand c’est pour porter un coup de main a nos conseillers qui sont en train de vendre. Aujourd’hui on a eu près de 100 tonnes qu’on a partagé sur les stands de l’étoile et de Kouhounou. C’est ça que nous sommes en train de vendre en attendant et nous sommes presque à la fin du stock. Comme difficultés, il y en a beaucoup sur le terrain. Pour pouvoir servir tout le monde et éviter que les gens ne stockent le maïs pour ensuite spéculer, nous avons fixé le quota à 12 Kilos. Mais parfois il y a des bonnes dames qui viennent s’aligner avec 2, 3 ,4 voir 6 enfants pour avoir pour ramasser le stock. On n’arrive pas à vite identifier comme ça c’est peut être celle qui font deux trois fois le tour qu’on identifie. L’autre problème c’est des gens qui viennent pour se faire servir immédiatement en disant je suis au service aider nous, alors qu’il y a d’autres qui ont fait la queue, qui sont restés tout le temps au soleil. Mais les autres viennent demander en disant excuser vendez nous rapidement. L’autre chose, c’est les structures qui viennent exiger un certains nombre de sacs. Or la direction de l’ONASA a dit que c’est douze kilos au maximum. En dépit de ces difficultés nos agents font tout pour livrer aux clients au maximum 12 kilos comme prescrit par l’ONASA”
Mr Patrice
Je suis venu acheter du maïs. Vous voyez tel que le pays et nous sommes obligé, de chercher ce qui est moins cher. C’est parce que je passais et j’ai vu les gens vendre que je suis allé acheter pour la première fois. Mais quand j’ai mangé, sa pate c’était bien.
Madame Aline
C’est à cause du maïs que je suis venue ici. Moi c’est la première fois que je viens acheter. Je n’ai jamais mangé la pate issue de ce maïs. Mais ceux qui avaient acheté à côté de moi ont dit que c’est bon.je suis dans le rang il y a longtemps. j’ai appris qu’on vend le maïs ici par la radio, à la télé et même dans la rue. Je ne viens pas acheter pour vendre car je ne suis pas un commerçant de maïs.
Mr Adjaho Martin
C’est la crise alimentaire qui a fait que moi même je suis venu payer du maïs. J’ai pris l’habitude d’en acheter depuis que l’opération a commencé. Le maïs est bon et doux. Ce n’est pas mal.je veux simplement dire au gouvernement, c’est qu’il fasse beaucoup d’investissement dans l’agriculture pour que l’année prochaine nous ne nous retrouvons pas dans cette même situation.
Mlle Albertine Guézo
Je suis venue payer du maïs. Il faut dire yayi que le maïs est cher et que nous allons mourir de faim dans ce pays. Depuis que je suis là on n’a pas pu me servir. C’est parce que c’est plus cher en ville que je suis venue ici. C’est la première fois que je suis venue. Les gens ont dit que le kilos est 165Fcfa. Nous sommes donc venues vérifier. En tout c’est a cause du maïs que je suis là
Mr Emmanuel Gandonou
Je suis très content de notre président car la nourriture maintenant ça ne va pas. Mais il a essayé de nous venir au secours. C’est vrai, il ne peut pas tout faire. On le remercie tout en souhaitant qu’il n’a qu’à continuer. Dans les marchés le maïs est cher. Mais ici avec 165 c’est bon et ça nous facilite la tâche. Il n’a qu’à continuer. Le seigneur va lui faciliter la tâche. C’est tout ce que moi j’ai à dire.
Une enquête de Romuald BOKO
