Depuis quelques temps, certains hommes politiques mécontents de ne plus goûter aux avantages et aux délices de postes ministériels, mènent une campagne d’appel de pieds appelant de tous leurs vœux à la formation d’un gouvernement d’union nationale ou de consensus. Seule chose pouvant permettre à eux où à leurs marionnettes de rentrer au gouvernement. Comme si ceux qui actuellement sont au gouvernement ne sont pas habiletés à y être. Ailleurs, l’appel à la formation d’un gouvernement du genre est consécutif à des crises politiques et sociales majeures dont la défense et la préservation des intérêts stratégiques des uns et des autres contraint à l’acceptation par tous d’une solution permettant à tout le monde de diriger. Puisque finalement tout le monde y trouve son compte. C’est la formule conventionnelle utilisée pour sortir les Etats de ces crises politiques et sociales aigues. Une solution quim à 99% se montre inefficace pour le développement économique aura. Puisqu’on est souvent un navire gouvernemental où tout le monde est capitaine et chacun pense jouir de la même légitimité que l’autre. Hors actuellement le Bénin bénéficie d’une stabilité politique et institutionnelle, dans laquelle chacun joue son rôle. Le gouvernement, les institutions de la République, La mouvance, l’opposition, la société civile, les corps constitués de l’Etat etc…. Mais force est de constater que les partis politiques appelés à faire valoir leurs compétences dans l’opposition ne veulent en aucun cas le faire. Ils digèrent toujours difficilement le fait que le président Boni Yayi ait dirigé le pays deux ans durant sans les associer. Dans l’administration ils ont perdu terrain, eux même ne sont pas au gouvernement, et la campagne d’assainissement des finances publiques et de lutte contre la corruption les gènent indubitablement. La seule façon de revenir aux affaires est de faire chanter le chef de l’Etat, en usant d’intrigues et d’hypocrisies. Du chantage purement et simplement. Le président est invité à faire beaucoup attention. Car ceux là ne veulent que sa place et ne contribueront en rien à une réussite de son quinquennat. Ils veulent rentrer au gouvernement pour mieux connaître leurs adversaires communs pour les présidentielles 2011. Malheureusement, certains proches conseillers de chef de l’Etat. Même les plus insoupçonnables sont pour la chose, et sont en partie responsables de ces appels de pieds par presse interposée pour la formation d’un gouvernement d’ouverture. Le chef de l’Etat aura une décision difficile à prendre au cours de la formation de son prochain gouvernement. Céder au chantage ou rester ferme ?
Dieudonné Katakoula
