Il sonnait 16 heures dimanche dernier lorsque la façade supérieure du Centre International des Conférences de Cotonou (CIC) s’est effondrée. Bilan, un mort, un blessé grave et d’importants dégâts matériels. Au lendemain du drame, les entrepreneurs ayant à charge les travaux de réfection du centre sont montés au créneau par le biais d’une conférence de presse pour éclairer la lanterne des populations en situant les causes et les responsables de l’accident. Faits des experts en travaux publics, les conférenciers ont dégagé leur responsabilité et ont pointé le doigt accusateur sur le maître d’ouvrage qui selon eux n’a nullement fait un suivi rigoureux des entretiens auxquels a droit l’ouvrage après sa réception. Aux mots de M. Victor Ananouh, directeur adjoint de la construction et de la promotion des matériaux locaux du ministère de l’habitat et de l’urbanisme, son département ne dispose d’aucun plan de l’ouvrage car n’a jamais été associé à la construction du centre. Comme pour le soutenir, le chef de file des experts, M. Mohamed Gibigayé a déclaré que les disfonctionnements ayant occasionné le drame ne sont imputables qu’aux premiers travaux de construction du CIC. Mensonge ! Répondra-t-il en suite à ceux qui disent que cette portion du centre a cédé sous le poids du ciment, du sable, des gravions et de l’eau qui auraient été envoyés par les ouvriers sur la toiture de ce joyau. Usant des mots techniques et des démonstrations scientifiques, les conférenciers ont tour à tour dire leur part de vérité sur l’accident dont la responsabilité ne sera attribué finalement qu’aux entreprises ayant réalisé l’ouvrage car, le code civil dégage également toute la responsabilité de l’architecte Pierre Facoury déjà que le joyau est vieux de plus de dix. CMI et SONITRA sont les entreprises qui ont, en 1995, construit le CIC pour abriter le 6e sommet de la Francophonie que le Bénin devrait accueillir en 1996. Il faut noter qu’au nombre des conférenciers figure l’expert Rogatien Akouakou.
Comlan Odah


