Hercule hier, l’homme ne pèse plus qu’une petite plume de perroquet aujourd’hui dans sa commune où il a toujours bombé le torse en bon athlète. Oui ! en bon athlète car, il a toujours fait croire l’opinion publique qu’il est le plus fort, le tout-puissant et comme il aime bien le dire le leader des collines. On l’avait cru effectivement car, contre vents et marées, il s’est fait élire dans la dixième circonscription électorale regroupant les communes de Ouèssè, Savè et Glazoué. Surprise donc et sacré Edmond Agoua ! L’honorable a démontré sa puissance, que dis-je sa toute-puissance. Mais comme le dis un adage populaire, quelque soit la durée de la nuit, le soleil apparaîtra. Et soudain, la lumière a jailli sur tout ce qui est en deçà dénuant les manœuvres machiavéliques essentiellement basées sur la fraude et le bourrage des urnes de l’homme qui s’est toujours pris pour ce qu’il n’est pas. Ironie ? Oh non c’est la vérité. En effet, il aurait fallu les dernières élections communales et municipales pour tout savoir sur la machine à fraude minutieusement orchestrée et installée par le « populaire » de Glazoué. Six urnes bourrées cachetées à 100% G13, enregistrement des mineurs, listes parallèles… Voila autant d’impairs commis par l’homme. Résultats : pas de fraude, pas de popularité. La liste de G13 que conduit Edmond Agoua dans son « bastion » s’en sort avec trois petits conseillers sur les 19 que compte le conseil municipal de la commune de Glazoué. Médiocrité, impopularité, échec total. C’est ce que le béninois lambda dirait. Mais pour tout analyste, c’est une mort politique puisqu’il lui serait très difficile de se faire réélire à l’avenir. Eu égard à ces tournures politiques, il faut avouer que la coalition des forces Cauris pour un Bénin Emergent a non seulement poussé l’honorable Edmond Agoua dans son dernier retranchement mais aussi et surtout l’a complètement anéanti. Toutefois, il lui reste quelques souffles de chien avec ses quelques conseillers qui s’apprêtent à le lâcher. C’est le fruit d’une longue supercherie. Disons tout simplement qu’à Glazoué, il n’y a de popularité sans la fraude. C’est de Edmond Agoua que je tiens cette leçon.
Romuald BOKO
