Après le scandale financier relevé par l’Inspection Générale d’Etat (IGE) au PADME, c’est une tempête fortement caractérisée par des dettes colossales qui secoue le navire du PAPME. En effet, au 31 décembre 2007, le stock des impayés de l’Agence pour la Promotion et l’Appui des Petites et Moyennes Entreprises (PAPME) s’élève à la somme de un milliard huit cent quatre millions sept cent quatre vingt quatre mille deux cent treize (1.804.784.213) francs CFA. Un an plus tard, soit au 31 décembre 2008 ces impayés sont passés à 2.616.604.926 F CFA. Au regard de cette dette énorme, on se demande si cette Agence subira le sort de PADME. Cette situation pose le problème de la gestion des sociétés d’Etat dans notre pays. En effet, plusieurs sociétés d’Etat ont été enterrées du fait de la mauvaise gestion des responsables. C’est le cas notamment de la Banque Commerciale du Bénin (BCB), la Banque Béninoise du Développement (BBD) etc. D’autres plus récentes ont connu également des situations économiques catastrophiques essentiellement basées sur les mauvaises gestions, des détournements, des pillages, et la mal gouvernance. Nous ne voulons pas citer la SBEE, sous Célestine Adjanonhoun et Luc da MATA San’tanna, la Soneb sous Allassane Baba Moussa, la Sonapra avec les 20 milliards des crédits relais et j’en oublie. Ce tableau obscure des sociétés nationales béninoises oblige les actuels dirigeants à mettre non seulement en place des directions tant internes qu’externes de contrôle, de vérification et d’audit mais aussi et surtout des hommes qualifiés et expérimentés en matière de gestion et de management. C’est le seul moyen de mettre un terme à ces situations désastreuses. C’est la seule voie de l’émergence. Pour ce qui concerne le cas PAPME, ses responsables doivent impérativement éponger cette dette afin que la têtue histoire ne garde leurs noms dans le registre des délinquants financiers. Cela y va de leur notoriété.
Romuald BOKO

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