A travers une correspondance en date du 22 avril 2008 adressée au président de la Confédération africaine d’athlétisme et au président de l’association internationale d’athlétisme (IAAF), le ministre béninois en charge des sports, Galiou Soglo s’est plaint de la non-corformité de la fédération béninoise d’athlétisme aux textes en vigueur dans le pays.
Le ministre des sports béninois, en adressant la correspondance N°042/MJSL/SGM/CTJ2/SP-C au président de la Confédération africaine d’athlétisme (CAA) et au président de l’association internationale d’athlétisme (IAAF) pour se plaindre de la gestion faite de la fédération béninoise d’athlétisme explique que conformément aux dispositions du décret N° 2002-223 du 14 mai 2002 portant approbations des statuts –types des fédérations sportives en république du Bénin, les fédérations sportives sont tenues « de conformer leurs statuts types qui les régissent, de soumettre lesdits statuts à l’approbation du ministre chargé des sports…. ». Dix-huit fédérations nationales se sont donc conformées à cette réalité, ce qui n’est pas encore fait du côté de la fédération béninoise d’athlétisme. La lettre du ministre Soglo précise que depuis l’adoption de ce texte, cette fédération est la seule « à ne pas accomplir la formalité substantielle de la conformité. Par conséquent, le renouvellement du comité exécutif dont le mandat est expiré depuis janvier 2005 est bloqué et la fédération se trouve actuellement dans l’illégalité totale ». Une situation qui déteint sur les prestations de la fédération et donc sur le rendement des athlètes béninois qui se voient de fait coiffés par une instance dépourvue de tout cadre légal. Pour preuve, explique le ministre Galiou Soglo dans sa lettre, la participation de l’équipe nationale d’athlétisme du Bénin composée de 47 athlètes au tournoi de la solidarité de Bamako « a offert l’occasion aux responsables fédéraux pour étaler leur incompétence aux yeux du monde. » mais le désordre ne saurait trop durer, puisque le ministre des sports, se fondant sur les décrets N° 2002-0176 du 12 avril 2002 et N° 2002-223 du 14 mai 2002 rappelle au président de la confédération africaine d’athlétisme et au président de l’association internationale d’athlétisme, qu’il a plein pouvoir pour y mettre terme. Toute chose qui, selon le ministre des sports se révèle être suffisamment grave pour le fondre à agir, soit en mettant fin aux fonctions des organes dirigeants, soit en retirant l’agrément accordé à la fédération, c’est à dissoudre la fédération. Mais Galiou veut s’abstenir pour l’instant. C’est pourquoi il sollicite à travers les deux correspondances, « l’intervention diligente » des deux instances en vue d’inviter les autorités de la fédération béninoise à « faire preuve de professionnalisme dans la gestion de l’athlétisme au Bénin ».
