Il n’y a pas de problème sans solutions. Et comme le disait Albert Einstein un problème sans solution est un problème mal posé. Or dans le cas spécifiques des Coopératives d’Aménagement Rural et leurs unions, le problème posé est aussi claire que le caolin à côté de l’ébène. Après le désordre semé dans le milieu des Coopératives d’Aménagements Rural (CAR), par l’ancien ministre Lazare Sèhouéto, la justice a désavoué le comportement du gouvernement d’alors , qui en aucun cas ne devrait s’ingérer dans le processus de désignation des responsables des CAR et URCAR. Le ministre Roger Dovonou venu à la tête du ministère de l’Agriculture après la décision de la cour suprême, devait en toute humilité et en toute responsabilité parer au plus presser en réglant dans les brefs délais le problème de l’administration de ces coopératives. Mais qu’est-ce qu’on observe ? Beaucoup plus de paroles que d’actes concrets allant dans le sens de la résolution définitive du problème. Les différentes ailes en conflit se sont beaucoup plus radicalisées du fait de l’amateurisme dont fait preuve le ministère de l’agriculture. On a encore en souvenir les boycotts de plusieurs séances de travail et de conciliation par un camp comme l’autre. Ceci n’a nullement ébranlé le ministre. Une grande partie des fermes est militarisée et il est impossible d’optimiser la production, pendant que plusieurs pays avec la crise alimentaire mondiale font tout pour valoriser les filières agricoles. Pendant ce temps, c’est une commission que le ministre trouve pour mettre en place. Commission qui selon lui, devra réfléchir et faire des propositions, qui à terme permettront de régler le problème des coopératives. Une commission de plus, qui fera des propositions inapplicables. Mais elle aura quand même le mérite d’avoir permis à certains de gagner des primes. Or le ministre Roger Dovonou lui-même sait devant Dieu et les hommes, que les problèmes qui existent à Agonvi, Hinvi, à Houin -Agamè pour ne citer que ces lieux de production du palmier à huile, ne peuvent se résoudre par une simple commission quelques soient les gens qui la compose. Il s’agira simplement d’avoir le courage de prendre les décisions qu’il faut afin qu’un groupuscule d’individus ne prenne plus les vrais producteurs et l’Etat en otage. Car à observer la façon dont le ministère de l’agriculture gère le dossier depuis un bon moment on a comme l’impression que si ce n’est pas le manque de volonté qui fait traîner les choses c’est peut être le courage qui manque. Comme le dis Talmud, « l’audace est une royauté sans couronne ». Alors monsieur le ministre est appelé s’armer de courage et de l’audace pour régler une fois pour toute ce problème des CAR et URCAR. Car, un chef, c’est celui qui sait prendre des décisions et aucun individu ne peut défier une autorité. C’est fini depuis le 06 Avril 2006.
Dieudonné KATAKOULA
