Tout le monde a vu l’amateurisme organisationnel dont a fait montre la CENA au cours de des élections municipales communales et locales de 2008. Et, ce fiasco organisationnel porte autant la marque des membres de la CENA , CED, CEC que des CEA. Hier, au cours d’une conférence de presse improvisée les membres des CED, CEC et CEA de Sô Ava ont nommément cité les Forces Cauris pour un Bénin Emergent FCBE comme coupables de nombreuses irrégularités dont-on se dispense ici de citer, pour ne pas faire l’apologie de celles-ci. Des accusations aussi gravissimes qui font croire que la FCBE a largement fraudé dans cette commune. Ce qui est étonnant dans cette histoire c’est la qualité de ceux qui dénoncent. L’on aurait aimé voir ces critiques et accusations venir de responsables des autres forces politiques en compétition avec la FCBE dans la localité. Mais de simples CEC et CEA qui viennent accuser sur la place publique, cela donne à réfléchir. Ces derniers ont quand même un chef hiérarchique! le président de la CENA. Ils ont la possibilité comme il l’on fait, de faire un rapport et ne s’en tenir qu’à ça. Et si les fraudes avaient lieu comme ils le disent le Bénin a une justice et ce n’est pas à de vils individus de se substituer à la justice dans un pays démocratique comme le Bénin, où toutes les voies de recours existent. Mais à l’évidence il faut aussi se demander où est-ce que ces membres CEC, CED et C EA ont eu les moyens pour organiser une conférence de presse. Tout le monde sait ce que coûte une conférence de presse. Le maigre salaire ou les maigres primes que leur verse l’Etat peuvent-ils les aider à avoir autant de moyens. On convient donc que ces CEC CED et CEA de Sô Ava qui n’ont pas laissé la latitude à leurs responsables hiérarchiques de venir dénoncer ces irrégularités, doivent certainement être des marionnettes d’un individu ou d’un groupe d’intérêt. Le président de la CENA monsieur Pascal Todjinou, doit mettre de l’ordre dans la maison s’il ne veut avoir à gérer des situations difficiles.Mais a-t-il vraiment les moyens ? car peut-être que le désordre organisationnel auquel on a assisté dimanche dernier n’est que la résultante d’un désordre communicationnel ambiant au sein de la Cena.
Dieudonné KATAKOULA
