Le palais des congrès de Cotonou a abrité les 05 et 06 Avril dernier, un atelier de réflexion sur les deux années d’exercice du pouvoir par le président Boni Yayi. Il est organisé par la coordination des députés de la coalition Forces Cauris pour un Bénin Emergent FCBE.
Janvier yahouédéhou: «nous avons accompli d’énormes progrès qui vont même au delà des espoirs»Pendant deux ans d’exercice du pouvoir beaucoup de choses se sont passées. Mais moi je voudrais m’appesantir sur les aspects positifs de ce qui se fait. Et parmi ces aspects positifs ou acquis, je pense surtout qu’en terme de qualité de travail, nous avons accompli d’énormes progrès qui vont même au delà des espoirs. Nous avons aujourd’hui un gouvernement qui est l’un des rares que le Bénin ait eu, qui travaille réellement et effectivement. En dehors de cela, nous pouvons constater de façon indéniable que le Bénin est en chantier. Non pas des chantiers qui se suivent, mais de grands chantiers, tous ouverts au même moment et qui avancent. Je pense que d’ici à 1 an, nous pouvons tous apprécier, nous béninois de même que les étrangers, ce que deviendra notre capitale économique Cotonou et pas mal d’autres villes à l’intérieur du pays. Au-delà des grands travaux qui sont ouverts et qui continuent de s’ouvrir au quotidien, je pense que le président Boni Yayi a réussi à aider les béninois à retrouver le sens du patriotisme. Ce qui pendant très longtemps a commencé par déserter le forum. Au niveau de la lutte contre la corruption, il a réussi à faire comprendre aux béninois que la corruption n’est pas une bonne chose. Les habitudes sont difficiles à perdre, c’est vrai, mais je crois que le mérite du président Yayi Boni et de son gouvernement c’est d’avoir posé le problème et de commencer à œuvrer pour son éradication progressive. Et bien entendu comme toute œuvre humaine, il y a quelques insuffisances et des améliorations à porter. C’est donc pour cela que pour les deux ans de gestion du pouvoir du président Boni Yayi, nous avons préféré en lieu et place des fêtes et des commémorations grandioses, choisir plutôt la méditation et la réflexion. C’est pour cela que les députés FCBE, ont décidé d’organiser un atelier, et de ce qui y sortira , nous essayerons de voir d’après notre auto-évaluation ce que nous allons conseiller au chef de l’Etat pour que les trois années à venir, nous puissions corriger les erreurs du passé pour voir l’avenir beaucoup plus radieux.
Honorable Eloi AHO: «Boni Yayi respecte tous ses engagements pris devant le peuple»
Ce qu’on peut fondamentalement retenir, c’est qu’il respecte tous ses engagements pris devant le peuple le jour de son investiture. Il avait promis à son peuple qu’il fera beaucoup de choses. Et il suffit de faire un tour dans la ville de Cotonou et à l’intérieur du Bénin, pour savoir qu’il fait réellement beaucoup de choses car tout le Bénin est aujourd’hui en chantier. Il est donc inimaginable pour les béninois de constater qu’en moins de deux ans seulement le président Boni Yayi ait pu réaliser tant de choses. Et pourtant c’est une réalité tangible. On peut citer en exemple aussi, la mise, en place du service militaire qui permet à nos jeunes frères sans emploi de pouvoir s’exercer à un métier. Ils sont environ 5000 jeunes qui s’y attèlent et tout se met en place pour qu’ils soient embauchés après leur service militaire. Sur le plan social, nous voyons que contrairement aux autres pays africains dans lesquels les gens descendent tous les jours dans les rues pour manifester contre la vie chère, le Bénin ne connait heureusement pas ces manifestations de mécontentement contre la vie chère. Comparativement aux autres pays les prix des denrées de premières nécessités sont moins chers au Bénin. Il faut qu’on dise la vérité aux populations et surtout communiquer beaucoup sur les actions menées par le gouvernement pour soulager les peines des populations. C’est donc notre rôle à nous, députés FCBE d’aller dans nos circonscriptions expliquer aux populations ce qui se passe, car dans le passé on ne communiquait pas assez. Les populations doivent savoir que ce phénomène d’augmentation des prix est mondial et n’est pas l’exclusivité du Bénin. Nous sommes satisfaits des deux de Boni Yayi et nous le soutiendrons de toutes nos forces pour faire de son quinquennat une réussite. C’est vrai que pendant ces deux ans tout n’a pas été rose. Parce que simplement les gens sont jaloux, les gens n’arrivent pas à suivre le rythme de travail de Boni Yayi et sont surpris de toutes les choses faites en moins de deux ans seulement. Il faut noter que deux ans c’est peu et même cinq ans c’est aussi peu pour Yayi Boni pour mettre en place réellement tout ce qu’il faut .
Honorable Seydou Allassane: «n ne peut pas changer un pays en dix ans. Mais en dix ans on peut engager un pays dans la dynamique du changement»
Il faut d’abord partir du slogan qui l’a amené au pouvoir. Et ce slogan était : ça peut changer, ça doit changer, ça va changer. Dès le lendemain de son installation, il s’est automatiquement engagé dans une dynamique qui a été effectivement celle du changement. Pour être concret, nous pouvons déjà dire qu’il y a eu un début de changement.
Lorsque nous prenons par exemple le secteur agricole, nul n’est sans savoir qu’avant l’arrivée au pouvoir de Boni yayi, l’Etat devait aux producteurs de coton près de 11 milliards de francs CFA. Ce qui a fait chuter la production de coton de 400.000 tonnes, à environ 150.000 tonnes. Mais quand il est arrivé, il s’est battu et il a pu payer les 11 milliards aux cotonculteurs. Et aujourd’hui la production est remontée à 300.000 tonnes. Tout le monde n’est pas sans savoir qu’un produit agricole est toujours tributaire des aléas climatiques. Un pays ne peut donc pas compter sur un seul produit agricole. Le président Yayi Boni l’a compris et aujourd’hui il est en train de se battre pour la diversification agricole en vue de la création de filières nouvelles notamment, les filières ananas, anacardes et autres. Mieux des études sont en train d’être menées et des financements sont en train d’être mises en place pour ces filières précitées. Je crois que c’est quelque chose de fondamentale et de très important pour nos populations qui à près de 75%, sont du monde rural. Lorsque nous prenons la lutte contre la pauvreté, vous voyez ce qui est en train d’être fait au niveau de la micro finance. Le micro crédit aux plus pauvres. C’est des milliards que l’Etat a mis à la disposition de la micro finance pour aider les plus pauvres à avoir le minimum pour initier des activités génératrices de revenues. Cela aussi est très important pour nos populations. Ce qui est fondamental à remarquer, c’est que toutes les actions du président Boni yayi sont orientées vers les plus pauvres. En dehors de ça lorsque nous prenons l’école. Il a dit dans son programme qu’on ne peut pas engager un pays sur la voie de l’Emergence si l’on ne dispose pas des ressources humaines de qualité. C’est pour cela qu’il a mis l’accent sur les écoles, en construisant les salles de classes. Et c’est près de 6000 qui sont prévues cette année et plusieurs sont déjà construites. Il a été procédé au recrutement des enseignants et à la prise en charge des enseignants communautaires et des enseignants contractuels. Les enseignants communautaires il faut le dire étaient une véritable charge pour nos populations. Parce qu’ils étaient pris en charge par les populations à la base. Mais aujourd’hui c’est l’Etat qui le fait. Je crois que ça c’est quelque chose de très important et c’est le docteur yayi Boni qui l’a fait. Au niveau des universités, il y a la construction de résidences et d’amphi théâtres pour permettre aux étudiants d’avoir de meilleurs conditions de travail et de vie aux fins de suivre dans des conditions acceptables leurs études pour devenir demain des cadres qui vont assurer la continuité du processus.
Lorsque nous prenons le domaine de la santé, il faut remarquer que beaucoup de choses se font pour la construction des infrastructures hospitalières au niveau de nos départements et de nos communes . C’est des choses importantes.
En conclusion je dois dire que beaucoup de choses ont été déjà démarrées et nous ne pouvons qu’aider le Docteur Boni yayi à poursuivre dans ce sens. Parce que l’émergence dont il parle c’est un processus à long terme car on ne peut pas changer un pays en dix ans. Mais en dix ans on peut engager un pays dans la dynamique du changement.


