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Le peuple béninois a porté en triomphe le docteur Thomas Boni Yayi au terme des élections présidentielles de 2006. Deux ans après l’arrivée au pouvoir de celui là qui incarnait le changement et tous les espoirs, il urge de faire un bref bilan à mi mandat de son premier quinquennat dont l’objectif ultime faut-il le rappeler est l’émergence du Bénin. Pour conduire le Bénin à cette destination , il a, à son investiture, fondé son action sur 4 engagements.
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A savoir la qualité des ressources humaines, la gouvernance concertée, le développement de l’esprit d’entreprise et la construction de nouvelles infrastructures. Invités sur une émission organisée par la chaîne nationale de télévision ORTB, et retransmise sur deux autres chaînes privées de la place, trois ministres de son gouvernement ont fait le bilan des actions menées par le président après ses 4 engagements du 06 avril 2006. Il s’agit des ministres d’Etat chargé du développement, de la prospective et de l’évaluation de l’action publique, Pascal Irené Koupaki, du ministre du travail et de la fonction publique Emmanuel Tiando et du ministre chargé des relations avec les institutions et porte parole du gouvernement, Alexandre Hountondji. Quelques personnalités de la société civile et du monde des affaires étaient aussi sur le plateau pour faire le bilan de ces deux années de changement promis par l’apôtre du changement le docteur Thomas Boni Yayi.
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L’objectif de toutes les actions que mène le gouvernement est d’atteindre l’émergence. Et un pays émergent selon le ministre Koupaki , c’est un pays dont le taux de croissance avoisine les 8% ou 10 % , le taux d’investissement tournant autour de 30 % , les sources d’énergies et les infrastructures disponibles. Le Bénin qui se veut émergent doit donc au regard de la situation comateuse héritée par le gouvernement de Boni yayi, poser les bases d’un développement durable. La mise en œuvre des 4 engagements de porto Novo s’est donc traduite selon le ministre Koupaki , par la définition des 6 piliers contenus dans les orientations stratégiques de développement. Il s’agit de la construction d’une administration de développement, de l’assainissement du cadre macroéconomique, du développement des infrastructures, du renforcement du capital humain, et du développement à la base. Pour Pascal Irené Koupaki les résultats de la mise en œuvre effective de ces orientations stratégiques de développement sont déjà perceptibles sur le terrain. Les arriérés de l’Etat qui étaient de l’ordre 65 milliards hérités par le gouvernement au lendemain de sa prise de service ont été totalement apurés et à ce jour, l’Etat ne reste plus devoir à ses prestataires ; le taux de croissance est passé à 4,7% en 2007 alors qu’il était de 2,09 % en 2006. Plusieurs efforts ont été aussi consentis selon le ministre, par le gouvernement qui a pu assurer depuis sa prise de service, l’approvisionnement régulier en produit pétrolier. Les investissements ont été aussi consentis dans le développement des infrastructures a-t-il rappelé. Il cite en exemple Cotonou qui est presque totalement en chantier, les infrastructures rurales développés à travers tout le pays etc… Mais il déplore au passage le comportement de l’administration béninoise qui selon lui traine encore beaucoup de tares. Elle n’arrive pas à s’approprier les orientations stratégiques du gouvernement pour jouer sa partition dans sa mise en oeuvre. Cette administration selon le ministre Koupaki , donne l’impression de travailler pour elle même -et- sa transformation en une administration de développement se poursuit à travers des réformes profondes que tente de mettre en place le ministre de la réforme administrative et institutionnel nommé à cet effet.
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Au plan politique, c’est le ministre Jean Alexandre Hountondji qui s’est prêté à l’exercice du bilan. Il a déploré le manque d’une opposition clairement affichée au gouvernement. La vitalité des institutions est une réalité et les relations entre elles, sont une réalité. Il a mis en exergue les efforts qui ont été entreprises pour asseoir une gouvernance concertée. En témoigne la création du médiateur à la présidence et le haut conseil pour la gouvernance concertée. Toutes les grandes décisions se prennent après concertation.
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Les frondes sociales et autres agitations des travailleurs qui ont ébranlé le gouvernement depuis son arrivée mérite un bilan. Et pour répondre aux craintes des béninois sur la capacité réelle de gouvernement du changement à apporter un mieux être aux ménages, l’honneur est revenu au ministre du travail et de la fonction publique Emmanuel Tiando d’élucider les actions mises en œuvre par le gouvernement et son chef. Ainsi il a rappelé dans le secteur éducatif, la gratuité de l’enseignement maternel et primaire, la prise en charge du salaire de 11000 agents communautaires. La construction de 6000 salles de classes et le projet de constructions de 6000 autres qui sont en cours. La revalorisation du point indiciaire des enseignants.
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Par ailleurs, le programme de micro crédits aux plus pauvres a été instauré pour permettre à cette couche de la population de participer à la création de la richesse. Le Bénin est exposé aux risques exogènes su le plan économique. Mais l’anticipation du gouvernement sur les effets de la hausse des prix des denrées de premières nécessité a permis d’éviter une fronde sociale de masses difficilement maitrisable.
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Me Wilfried Djogbénou représentant la société civile, au cours du débat après un bref aperçu de ce qui est fait, a poursuivi le plaidoyer pour un Bénin Emergent avec les libertés individuelles préservées, un environnement juridique assaini, et une promotion culturelle. Régis Facia représentant le patronat béninois, a salué la vision claire du gouvernement qui est de faire du Bénin un pays émergent. Cela a permis d’attirer les investisseurs. Mais une fois encore c’est la lenteur et le manque de dynamisme de l’administration qui font fuir ces investisseurs. Car a-t-il rappelé, le Bénin est dans un environnement concurrentiel dans lequel les investisseurs ne vont que là où ils ont plus de facilités. Il a donc plaidé pour un assainissement du cadre des affaires et du cadre de vie des entreprises, mais aussi pour la mise en place de facilités pour l’environnement des affaires.
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De tout ce qui précède, il est à retenir que deux ans après l’arrivée au pouvoir de Boni yayi beaucoup de choses ont été faites. Les bases d’une économie prospère et compétitives sont en train d’être posées. Le Bénin émergent est une vision dont les fondements se posent déjà et la concrétisation se situe à long terme . Il faut donc garder espoir et opérer des mutations positives chacun en ce qui le concerne pour que la mutation soit collective. Comme ça le Bénin sera émergent.
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Dieudonné KATAKOULA
Le phénomène Boni Yayi :Deux ans après,un bilan élogieux
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5 avril, 2008
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