Les élections municipales et communales prochaines présagent de très sales temps à la
Renaissance du Bénin et ses militants. Ceci pour avoir été indexée dans l’affaire de vol de 50 mille cartes d’électeurs qui défraie actuellement la chronique.
Comlan Paul Odah
Vendredi, le collectif des mouvements et formations politiques pour un Bénin émergent est monté au créneau pour condamner l’acte et exiger des structures chargées l’assurance de la régularité des scrutins et la clarification de l’affaire. Le 12 mars dernier, la RB a déjà brillé par son entrée dans l’opposition avec son appartenance au groupe dit G4 l’alliant au PRD, PSD et MADEP. Inutile de revenir sur les interrelations qui en ont été faites. Environ une semaine après la sortie politique du 12 mars, le président maire de Cotonou Nicéphore Dieu Donné Soglo a confirmé et conforté cette position à travers l’interview qu’il a accordée aux journalistes de la Radio France Internationale (RFI) en traitant le gouvernement du changement et son chef le docteur Boni Yayi de tous les noms d’oiseaux. Suite à cette déclaration, la réaction du gouvernement ne s’était pas faite attendre. Le tac au tac était le premier principe du jeu.
Ce qui a secoué l’esprit des Soglo en l’occurrence le maire qui ne pouvait rien faire d’autre qu’à aller se confesser à l’église le dimanche suivant avec son épouse Rosine Soglo. La tumultueuse affaire de vol des 50 mille cartes d’électeur qui éclabousse le parti selon les déclarations de la majorité présidentielle, est un facteur qui plonge la formation dans ce halo de puanteur dans lequel elle croupit. Comment pourra-t-elle se refaire une image à moins d’un mois des élections ? La RB, elle qui par l’entremise du président Soglo s’est permis de donner des leçons de démocratie au gouvernement il y a seulement une semaine se retrouve au cœur d’un scandale aussi puant et antidémocratique est une situation de nature à arracher le sommeil à toute la famille Soglo, aux militants de la RB et surtout aux admirateurs du président Nicéphore Soglo et aux mis en cause.
Ironie du sort ou véritable sanction de la nature aux Soglo pour avoir dit de contre vérités ? Si les enquêtes confirmaient la RB ou du moins les militants de la RB comme étant les auteurs de ce vol, l’opinion publique nationale et internationale tirera grande leçon des événements politiques qui caractérisent le Bénin depuis l’entame du processus électoral en cours.
