(De quoi remuer le dossier Adihou)
La nébuleuse question de la Liste Electorale Permanente Informatisée (LEPI), qui a soulevé des bulbes et des vagues sous le régime Kérékou et fait croupir l’ancien Ministre Alain ADIHOU derrière les barreaux de la prison civile refait aujourd’hui surface. A la faveur de tous les intrants électoraux qui empêchent la tenue à bonne date des élections prévues pour ce 17 Février , la société civile donne de la voix à travers les responsables de l’ONG Paix et Développement. Ils estiment qu’il est enfin temps de repenser l’organisation de nos élections qui souffrent toutes les fois d’une mauvaise préparation, d’un cafouillage indescriptible avec les nombreuses magouilles qui les entourent. Tous les acteurs politiques se sont jusqu’ici tus parce que le système de fraude leur convenait parfaitement. Le plus fraudeur étant toujours ou presque le gagnant. Avec une Liste Electorale Permanente Informatisée (LEPI), il est évident que les tractations et truquages de listes électorales vont considérablement s’amenuiser. Il s’agira désormais de mettre simplement à jour les listes déjà informatisées en prenant en compte les nouveaux citoyens en âge de voter tout en ôtant ceux qui ne le sont plus. Il faut par conséquent une volonté politique qui veuille finir avec les déboires des élections et donner de la crédibilité au vote national. Lorsque Kérékou avait tenté par tous les moyens de faire passer cette Liste Electorale Permanente Informatisée, l’opinion nationale, connaissant le caméléon, suspectait à l’époque, quelque plan machiavélique qui se tramait derrière la LEPI. Au finish, le Ministre Adihou a été pris dans les nasses de la Justice pour détournement des fonds alloués à la LEPI. La procédure suit son cours et on se demande à quand la faim du périple carcérale pour l’ex ministre ? peut-être que la relance de ce débat apportera de nouveaux éléments d’appréciations à la haute Cour de Justice chargée de statuer en la matière.
Ulrich Vital AHOTONDJI
