Après la suspension de « Ma part de vérité » par la Haute Autorité de l’Audiovisuelle et de la Communication (HAAC) il y quelques semaines, la nouvelle émission télévisée du groupe de presse la Gazette de Golfe dénommée « Face à la Nation » a reçu hier dimanche 10 février 2008, le président de Transparancy International Adrien Ahanhanzo-Glèlè. L’invité comme d’habitude était appelé à se prononcer sur les faits brûlants de l’actualité nationale et se fut l’occasion pour l’homme de donner également ses appréciations sur la manière dont certaines structures de notre pays sont gérées. Sur ce point le président Adrien Ahanhanzo-Glèlè n’a nullement pardonné les Soglo lorsqu’il s’est intéressé aux affaires de la mairie de Cotonou qui, à l’entendre parler, ne bénéficient pas d’une gestion saine. Pour cela, l’Inspection Générale d’Etat (Ige) doit aller auditer cette mairie aux fins de permettre aux populations de savoir le traitement qui est fait des ressources dont elles sont pourvoyeuses. Le maire de Cotonou Nicéphore Soglo et son fils qui lui est premier adjoint devront à travers les déclarations de M. Adrien Ahanhanzo-Glèlè, se reconnaître interpellés de par la gestion faite de leur mairie durant les quatre années d’expérience de la décentralisation au Bénin. Et si l’on s’en tient à la ligne de conduite de l’institution représentée par l’invité, c’est-à-dire, la promotion de la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption, et surtout le rôle qu’elle a joué par le passé dans ce combat, les béninois peuvent facilement admettre que les propos de ce dernier pourraient être loin d’une simple boutade lancée pour distraire l’opinion publique. On se souvient encore du dossier GSM qui a suscité en son temps un débat contradictoire entre Sévérin Adjovi et l’homme à qui les événements donneront raison plus tard. Autrement dit, il n’y a pas de fumée sans feu. Pour qui veut comprendre, Adrien Ahanhanzo-Glèlè, et encore moins, Transparancy international ne parle pas pour ne rien dire. De quoi inonder donc le sommeil des Soglo de soucis.
Comlan Paul ODAH


