Le Fonds National pour la promotion et l’emploi des jeunes procèdera ce jour à la remise officielle des chèques aux jeunes bénéficiaires pour le démarrage effectif de leurs activités. Placée sous la tutelle du Ministère en charge de la micro finance, cette direction a pour mission de sortir à court terme les jeunes du chômage et à long terme de l’ornière de la pauvreté et de la délinquance. Pour la toute première fois au Bénin, des jeunes formés à l’entrepeunariat par l’Agence National pour la Promotion de l’emploi ont rédigé des projets viables qui bénéficieront d’un crédit à taux préférentiel afin de réaliser leur rêve. Allant de 3, 5 à 20 millions, ce crédit permettra aux jeunes de se réaliser et de s’épanouir tout en apportant une plus value à l’économie nationale. C’est une première dans l’histoire de notre pays et ceci mérite d’être encouragée et soutenue. Si par an, l’Etat peut ainsi encourager les jeunes à créer des entreprises avec une bonne méthodologie de suivi, la question du chômage va se résorber progressivement mais assurément. Tous les jeunes béninois chômeurs se situant dans la tranche de 15 à 40 ans ont la possibilité de bénéficier de ce programme en soumettant un projet cohérent dans les domaines de l’agroalimentaire, de l’agriculture, du textile, des services, de l’artisanat et des BTP avec une bonne prévision de rentabilité économique. Même les petites entreprises déjà existantes peuvent profiter de ce crédit avec un taux de remboursement de 6°/° pendant que les nouvelles ont un taux de 5°/°. Toutes ont un an de grâce avant le démarrage du remboursement. C’est une chance unique que les jeunes du Bénin doivent saisir et en tirer le meilleur parti car le pire sera de prendre ces sous et de les disperser dans une vie de débauche. C’est d’ailleurs pourquoi on se demande s’il ne serait pas plus utile d’octroyer les fonds par étape aux attributaires. Ce qui revient à leur donner le montant qui correspond à l’évolution de leur projet à un moment T de l’exécution de leur activité. C’est une démarche à laquelle le FONDS NATIONAL DE LA PROMOTION DE L’EMPLOI DES JEUNES doit réfléchir pour plus d’efficacité et d’efficience.
Ulrich Vital AHOTONDJI
