La première Dame lors de sa dernière sortie à Ouidah a rassuré les populations que Boni Yayi les porte toujours dans son cœur et qu’il a de grands projets pour la cité natale de son épouse. C’ est avec cet adage africain qui dit qu’avant d’aller chez l’épouse, l’époux doit se préparer, que Chantal Yayi a exprimé tout le bien que son Mari pense de Ouidah. Ce que les populations ont accueilli avec beaucoup de satisfaction. Mais lorsque Chantal a eu fini de livrer son discours sous les ovations du public et que les Caméras se braquèrent sur dame Célestine Adjanohoun, la consternation, la désolation et la honte couvrirent l’assistance tout comme le peuple qui se demande si l’on ne joue pas à un jeu de cache-cache que nous avons pris l’habitude de nommer Jacques, où es tu ?
En effet, on comprend mal que Célestine qui a été cité pour détournement et corruption dans la rocambolesque affaire de la SBEE, puisse encore parler publiquement aux côtés de la première dame, sans pudeur, défendant les couleurs du changement qui signifie lutte contre les fourvoyeurs et fourvoyeuses de l’économie nationale, lutte contre la corruption, lutte contre le clientélisme et j’en passe. La bien séance demande que ceux-là qui se sont négativement illustrés dans la gestion des affaires publiques, à défaut de démissionner d’éviter tout au moins les caméras pour ne pas attirer sur eux la foudre et la rage des pauvres grugés, abusés, escroqués et affamés. On se demande si la levée d’immunité demandée entre temps par l’exécutif, n’est pas du folklore. En vérité cette image a largement terni le Changement et conforte une partie du peuple qui pense que la lutte contre la corruption est à deux vitesses. Il faut à l’avenir éviter ces chocs émotionnels aux paisibles populations qui ne demandent que le pain et la paix.
Ulrich Vital AHOTONDJI
