Le Président de la République du Bénin, le docteur Boni Yayi a payé les droits télé relatifs à la retransmission en directe des deux derniers matchs de la CAN Ghana 2008. Ce geste fait en faveur des pays dont les chaînes de télévisions n’ont pas eu les moyens de payer les droits télé jugés trop chers est l’expression de l’attachement et de la conviction que l’homme au sport et à l’Afrique toute entière. Le sport en l’occurrence. Dans certains pays africains ce n’est qu’autour de l’équipe nationale de football que le nationalisme et le patriotisme est ressentie de la même façon. C’est l’équipe de football à chacun et tous qu’ils sont les filles et fils d’un même pays, d’un même continent. La coupe d’Afrique de Nations est un évènement fédérateur de l’Afrique. Et en ce sens l’on ne devrait pas laisser certains habitants de ce continent sur le bord du chemin. Autrement la solidarité coutumière africaine tant chantée par tous ne serait qu’un vain mot. Panafricain convaincu, adepte d’une prospérité partagée, Boni YAYI qui s’est donné pour mission de soulager les populations les plus vulnérables n’a pu résister à l’idée de savoir qu’au moment où tout le Bénin et certains pays vibrent au son et aux images de cette merveilleuse CAN, d’autres n’aient pas ce privilège. Ce geste est peut-être une première sur le continent et suscitera peut-être d’autres élans de solidarité de la part de ses pairs, des hommes d’affaires africains. La solidarité ne doit pas être que verticale c’est-à-dire venant seulement des pays développés elle peut et doit être aussi horizontale, c’est-à-dire en Pays africain. L’Union Africaine c’est par là que ça doit commencer. Boni YAYI a donné le Top. A qui le tour ?
Dieu-Donné KATAKOULA
